LES PROFESSIONNELS DE LA COMMUNICATION A L’ECOLE DU DESARMEMENT


Le Togo s’approche à grands pas des élections présidentielles et l’une des règles pour aboutir à des élections libres, transparentes et sans violence est la réduction des armes légères illicites en circulation dans le pays. Il est indispensable de mettre en œuvre des campagnes qui influent sur les perceptions que les populations ont tant de l’amélioration de leurs situations sécuritaires que des dangers liés à la détention illégale et à la circulation des armes à feu, C’est donc pour enclencher le processus de sensibilisation à l’endroit de la population civile que des professionnels de la communication prennent part depuis le 3 Août dernier et ce pour trois jours, à un atelier de renforcement des capacités sur les questions relatives aux armes légères et de petit calibre à Tsévié.

Problématique des armes légères et de petit calibre ALPC au Togo; les instruments régionaux et internationaux de lutte contre les armes légères et de petit calibre ; les structures nationales de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre : la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères et les organisations de la société civile sont autant thèmes qui meublent la rencontre.

Colonel Assiah Toyi, Président la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères (CNLPAL)

Colonel Assiah Toyi, Président la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères (CNLPAL)

C’est une initiative de la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères (CNLPAL) avec la participation du Programme de la CEDEAO sur les armes légères. A en croire le Colonel Assiah Toyi, président de la commission, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’exécution du programme d’activités de la commission et a pour objectif principal d’impliquer de façon concrète, les différents types de media dans la lutte contre la prolifération et la circulation anarchique des armes à feu dans le pays.« Le Togo  depuis les années 90 traverse une situation particulière inquiétante avec le problème de prolifération des armes légères » a-t-il eu à rappeler lors de cérémonie d’ouverture.

L’Afrique de l’ouest, il faut le rappeler, a connu ces dernières décennies des troubles sociopolitiques qui ont favorisé une accumulation excessive et déstabilisatrice des armes légères et de petit calibre par la population civile. Au Togo, les conditions de vie précaire, la possibilité de fabrication locale d’armes artisanales, le manque de rigueur des agents de sécurité et la mauvaise gestion des armes légales, sont autant de facteurs endogènes qui ont encouragé la prolifération de ces armes illicites. Et de l’avis de beaucoup d’observateurs, la situation prend une proportion dangereuse.

La capitale est réputée être un véritable point de convergence et de concentration des armes illicites entraînant l’augmentation de vols à mains armées, A KATAKA Amonao consultant national sur les armes légères et de petit calibre, d’avertir que « Lomé est assise sur une poudrière et pourrait exploser à tout moment si on ne fait pas attention ».

            La quarantaine de professionnels de la communication venus des cinq régions du pays devront également se regrouper en réseau afin d’accompagner les autorités compétentes dans leur mission d’amener la population civile à se désarmer.

 

Sur place à Tsévié.

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