AFFAIRE KPATCHA GNASSINGBE : LE TORCHON BRULE ENTRE Me AJAVON ET ROBERT BAKAI.


Moins de 24heures après l’intervention du procureur de la république Robert Baoubadi Bakai sur la télévision nationale indiquant que  le député Kpatcha Gnassingbé impliqué dans une affaire de tentative de coup d’Etat rejette les services des avocats qui se sont constitués pour sa cause, Maître Zeus Ajavon (un membre du collectif) a rencontré la presse, en l’absence de Me Djovi Gally.

Selon ce dernier il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites par le procureur de la république et qui ne correspondent pas à la réalité. « Si sur ma personne qui suis encore vivante  et qui suis là et qu’on dise des choses qui sont fausses sur ce qui s’est passé alors je m’interroge sur la réalité de tout ce qu’on raconte dans cette affaire » nous a-t-il confié.

Le mercredi dernier, le procureur avait exhibé à la télévision nationale des correspondances manuscrites, l’une adressée au collectif d’avocat et l’autre à sa femme, réfutant toute assistance d’avocat. Sur la question, l’avocat à la cour dit avoir vu chez le juge d’instruction, une lettre dactylographiée qui serait venue de Kpatcha Gnassingbé contrairement au spectacle sur la télévision nationale TVT.

« L’épouse dit qu’elle n’a jamais reçu ces correspondances mai elle a dit qu’elle a reçu  un coup de fil de son mari mais elle n’est pas sûr que cela correspond à la volonté réelle de son époux » a précisé Me Ajavon et de renchérir « Je vais poursuivre mon combat pour rencontrer mon client, à ce jour le client ne m’a pas encore dit qu’il m’a pas constitué ; le jour je le rencontrai et qu’il me dira Maître Ajavon je ne vous ai pas constitué, je partirai. »

Monsieur Bakai avait ouvertement accusé Me Ajavon sur la TVT de s’être introduit clandestinement dans le bureau du juge d’instruction pour récupérer le dossier ; une thèse assez vite balayée du revers de la main par le président du Collectif des Associations en lutte contre l’Impunité ( CACIT): « un avocat ne s’introduit pas clandestinement chez un juge d’instruction, un avocat va chez un juge d’instruction pour avoir communication d’un dossier de son client ». Il confirme avoir été chez le greffier du juge d’instruction pour prendre connaissance du dossier et dit voir dans les propos tenus par le procureur, une atteinte à son honneur et à sa personne.

Pour l’heure aucune partie ne veut lâcher prise, le ‘feuilleton’ Kpatcha Gnassingbé est loin de sa fin.  

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