INTERVIEW DE PASCAL BODJONA SUR L’ELARGISSEMENT DU CADRE PERMANENT DE DIALOGUE ET DE CONCERTATION NATIONALE.


Pascal Akoussoulèlou Bodjona - ministre d’état, ministre de l’administration territoriale et porte-parole du gouvernement

Pascal Akoussoulèlou Bodjona - ministre d’état, ministre de l’administration territoriale et porte-parole du gouvernement

L’ancien porte parole du président du cadre permanent de dialogue et de concertation nationale,  ministre d’état, ministre de l’administration territoriale et porte-parole du gouvernement Pascal Akoussoulèlou Bodjona revient avec nous sur les motifs de la mise en place du CPDC nouvelle formule, le retard accusé dans les réformes à opérer avant 2010. Lecture…

 Sylvio Combey : Pascal Akoussoulèlou Bodjona Bonjour !

 Pascal Bodjona : Bonjour !

Sylvio Combey : Comment expliquez-vous l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation ?

 Pascal Bodjona : C’est fort des conclusions des travaux du comité de suivi que le 30 mars le gouvernement a adopté en conseil des ministres un décret portant réaménagement du cadre. Des décrets ont été pris en application du décret portant réaménagement qui préconise désormais que le cadre sera présidé par une personnalité nommée en conseil des ministres, ce qui a été fait et que outre les membres qui sont de droit ceux qui sont signataires de l’Apg et le gouvernement, les autres personnalités conformément aux dispositions de l’article 3 devraient être nommées en conseil des ministres c’est ces membres qui ont été nommés avec également le nouveau président du cadre.

 Sylvio Combey : D’autres partis notamment l’Ufc et le Car menaçaient de sortir du cadre si d’autres parties ouvraient les portes. Qu’est-ce que vous leur répondez ?

 Pascal Bodjona : Qu’ils s’en prennent au comité de suivi. Je ne peux pas répondre à leur place. Je ne suis pas militant du Car ni de l’Ufc mais je me demande ce que les gens ont contre la politique d’inclusion surtout que dans notre pays nous  sommes tous chantres de la politique d’inclusion je ne vois pas en quoi l’arrivée préconisée par le comité de suivi des autres composantes de la société peut gêner ? Le cadre, c’est un cadre de concertation. J’ai eu vent qu’ils disent que  certains viennent pour soutenir le Rpt. C’est malpropre et malsain et cela ne fait pas honneur à ceux qui le pensent. On ne vote pas au cadre permanent et le RPT est suffisamment représenté par la qualité de ses représentants pour se défendre.

 Sylvio Combey : Ça veut dire que vous démentez que le Rpt est entrain de mettre ses partis satellites au sein du Rpt pour que certaines des reformes ne soient en sa faveur ?

 Pascal Bodjona : Qui est parti satellite du Rpt ? Peut-être ceux qui le disent et attaquent les autres sont les partis satellites du Rpt.

 Sylvio Combey : Mais Monsieur le ministre il y a certaines règles qui conditionnaient l’entrée au CPDC ?

 Pascal Bodjona : Oh je constate qu’à la lecture des résultats des élections législatives, aucun parti politique en dehors des trois qui sont à l’Assemblée n’a recueilli les 5%. Le fait même d’avoir précisé qu’en dehors des partis qui sont représentés à l’Assemblée Nationale il y avait un critère  d’admission des autres qui ont 5%, c’est la reconnaissance de l’ouverture de ce cadre à d’autres partis extraparlementaires ! Soyons sérieux et on ne peut pas prêcher une chose  et désavouer dans les heures qui suivent, ce que nous mêmes on a préconisé. Ce qui est important à relever est-ce que dans le décret qui a fixé qu’en dehors des partis représentés à l’Assemblée nationale qu’on puisse faire accepter ceux qui ont obtenu 5% mais qui ne sont pas à l’Assemblée Nationale c’est que on a accepté le principe d’entré dans ce cadre des partis extraparlementaires. Je ne sais pas si on se comprend c’est tellement simple.

 Sylvio Combey : Certains acteurs de la scène politique estiment que l’ouverture de cadre est un mauvais présage pour un bon lendemain au Togo. Vous n’êtes pas d’avis…

 Pascal Bodjona : Non il faut qu’on recentre. Il faut que vous ne soyez pas vous aussi entraînez dans le schémas que les autres développent eux-mêmes. Est-ce que vous pouvez me dire que réunis dans ce cadre même si on mettait de côté les autres nous trois qui sommes là-bas tout ce qu’on n’a décidé peut être compris et s’imposer à tous les togolais comme une décision ? Je ne crois pas. A moins que un nouveau dialogue puisse remettre en cause un nouvel accord politique pour redonner certaines missions précises à l’Apg.

 Sylvio Combey : En clair ça veut dire que le Cpdc prend des décisions mais ces décisions doivent être renvoyées au parlement après…

 Pascal Bodjona : Absolument ! Pas seulement au parlement puisse que le cadre permanent discute bien des affaires politiques mais également de tout sujet qui peut intéresser la société. Si ce que nous décidons par consensus, par compromis doit être pris ou formalisé en texte d’application par le gouvernement, on fera tout pour que le gouvernement le fasse. Si c’est par l’Assemblée nationale c’est tout à fait normal. Il y a l’assemblée nationale et je me félicite qu’à cette assemblée siègent le Rpt, l’Ufc et le Car…

 Sylvio Combey : Et est-ce que vous diriez que le gouvernement est animé par une volonté manifeste d’organiser des élections libres, transparentes et crédibles en 2010 ?

 Pascal Bodjona : Je vous renvoie la question de me dire en quoi vous pouvez aujourd’hui nous dire que des éléments probants peuvent remettre en cause, ou peuvent vous donner le droit fondamental de douter l’engagement du gouvernement d’organiser des élections transparentes. Pour parler des réformes, aujourd’hui on dit le Rpt ceci cela mais le chef du gouvernement allez-y lui poser la question si, peut-être que je me trompe mais j’ai souvenance que nulle part on a inscris le débat de réforme constitutionnelle à une réunion de conseil des ministres pendant que nous étions dans le gouvernement d’union nationale. Si un chef du gouvernement a estimé que la priorité n’était pas les réformes constitutionnelles, nous on a estimé que il y a la continuité de l’état. Si le gouvernement d’union nationale qui devrait le faire ne l’a pas fait, nous allons continuer mais il va falloir que de part et d’autre tout le monde soit animé d’une réelle volonté et d’une bonne foi d’aller vers le consensus. Je voudrais rappeler que lors d’un débat récent, un homme politique a dit clairement l’état d’esprit de eux qui sont venus discuter avec le Rpt. Il a dit clairement que il est tant d’imposer au Rpt les conditions d’organisation des élections. Imposer et recherche de consensus, j’espère que vous êtes assez intelligents pour comprendre ce qu’ils veulent dire.

Sylvio Combey : Monsieur le Ministre je vous remercie.

 

 

 

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