AFFAIRE KPATCHA GNASSINGBE : Les FAT avaient frôlé une mutinerie – Un officier annonce que « le pire reste à venir »


Kpatcha GnassingbeDans sa parution du jeudi 23 Avril 2009, le confrère Forum de la Semaine a rapporté la plaidoirie en faux  d’un officier des Fat sous le pseudonyme de Kezim Bidamon, contre le complot d’Atteinte à la Sureté de l’Etat ou encore l’Affaire Kpatcha Gnassingbé.

A la fin de ses démonstrations  ce haut gradé de l’Armée a déclaré que « quant aux armes et moyens qui devaient permettre de commettre le crime, la plupart sont en utilisation dans les Forces Armées Togolaises……le loup est dans la bergerie et il est trop tard. A bon entendeur…….. »

 Une déclaration qui, selon le journal Info Sud, mérite un feed back pour analyser et revoir le décor autour de Faure Gnassingbé à la veille du passage 2010.

La hantise de l’énigme

Loin d’être un simple brulot, la déclaration de cet officier pour le moins audacieux  résume le courant  revanchard que beaucoup d’analyste ont craint  au lendemain du clash du 12 Avril.  

En effet, selon des sources édifiantes  les investigations  sont à la recherche d’un lot important d’armes disparues à la suite  des événements du 12 Avril.  Où sont passées ces armes ? Il se trouve qu’au même moment il est fait cas de nombreuses désertions dans les rangs des FAT.  Le risque viendrait  qu’il y ait comme par hasard un rapport entre ces désertions et les armes portées disparues. Malgré l’accalmie apparente et la démonstration de fidélité faite par les FAT lors du défilé du 27 Avril dernier, des informations concordantes rapportent que  cette énigme née des évènements du 12 Avril  troublerait sérieusement le sommeil des tenants du pouvoir  aujourd’hui.

Plus loin, il s’est fait que quelques semaines avant le clash du 12 Avril, les FAT avaient frôlés de justesse une mutinerie. En effet, une affaire de prélèvement de cotisations sociales imposées sur les salaires aurait été la flamme qui a failli faire exploser la poudre. Les hommes de troupes ayant à maintes reprises signifiés leur désaccord, se préparaient à prendre les armes quand le pouvoir s’est interposé de façon opportune en mettant aussitôt fin aux fameuses impositions sociales. De là à faire une ampliation diamétrale entre ces événements et la sulfureuse déclaration de cet officier, il n’y a qu’un pas. La déclaration de cet officier n’est qu’une parabole de la foultitude de mécontentements émoussés jusqu’ici au sein de la grande muette.

Faure arrivera-t-il à conquérir les FAT ?

En effet depuis la récupération  du pouvoir le 05 février 2005 par les deux frères, l’union entre Faure et son armée à toujours été entachée de rumeurs de soulèvements, d’insatisfactions voire même des tracts qui auraient circulé à plusieurs reprises sous les treillis. Des faits difficiles à imaginer du temps « du vieux » (feu Eyadema). La grande muette a toujours préféré « le gros » (Kpatcha,ndlr) à son frère.  Et c’est à juste titre que Kpatcha aime répéter qu’i l est le défenseur à 100% de l‘héritage de « papa ».  Ceci dit, il aurait été facile à Kpatcha s’il avait réussi le coup de réunir la grande muette derrière lui  contrairement à son frère qui malgré qu’il ait réussi à déjouer le coup n’est pas encore arrivé à sceller pour autant dire, l’homogénéité de la grande muette derrière lui, malgré les nombreuses scènes affichées : des allégeances répétées du haut commandement des FAT, (au moins déjà  trois en seulement quatre ans de pouvoir). Sinon 5 officiers qui se font  complices d’un coup d’Etat c’est un peu trop sans compter les hauts gradés dont, fort probablement, certains d’entre eux auraient eu vent du complot mais se sont tu.  Sinon, pourquoi c’est les renseignements extérieurs, selon le communiqué officiel, qui ont vendu la mèche et non les renseignements nationaux. Il y a énigme.  Il est à faire remarquer également que des observateurs ont souvent reproché aux officiers supérieurs togolais le manque de courage et de cran pour pouvoir oser un tel coup d’Etat. Ceci dit, il est alors facile que ces officiers supérieurs aient pu  apprendre plutôt le complot mais ce serait  tu pour le voir s’accomplir et s’aligner après. S’il en est ainsi, cela voudrait dire que Kpatcha a été mis sous verrou certes, mais que le mal demeure dans le cœur des hommes au sein de la grande muette. Il urge donc de sauver la République Monsieur le Président car, même si la rigueur de l’analyse peut aller jusqu’à mettre en doute les réelles qualités d’officier général à l’auteur du plaidoyer qui démonte la thèse de coup d’Etat, il est évident que c’est du moins un homme d’arme, vu les précisions techniques dont il a fait preuve dans le démontage du corps du complot.  Et si après avoir frôlé une mutinerie en Mars dernier, un élément des FAT déclare aujourd’hui que « les armes et moyens qui devaient permettre de commettre le crime, la plupart sont en utilisation dans les Forces Armées Togolaises……le loup est dans la bergerie et il est trop tard. A bon entendeur…….. », il ya vraiment besoin de vigilance. Une fois encore sauvez la République Monsieur le Président.

Quoique le clan au pouvoir s’évertue à  prouver un unisson spontané derrière son président malgré le clash du 12 Avril, Il est plus qu’évident qu’avec l’incarcération de Kpatcha, Faure Gnassingbé devra désormais faire face à une opposition interne au sein de son propre camp.

En effet, il se fait que dans la guerre froide qui a opposé ces deux frères durant  un sous clan au sein du Clan s’est formé autour de Kpatcha. C’était le club des businessmen, des dealers,  des blanchisseurs d’argent.  Un « Gang en veste » s’était alors formé autour de Kpatcha.  Une union des nostalgiques du temps d’Eyadema où tout s’obtenait par clientélisme et la délation ; le mérite comptait peu.  En face Faure avait regroupé autour de lui, une sorte d’intélligencia, un cercle d’amis et de camarades de banc colmatés de toute part et qui sont désormais investis de gérer  les rênes du pouvoir.  Certainement surpris par la gloire et le luxe ces jeunes barons ou plutôt « ces nouveaux riches » comme les qualifiait entre temps le doyen Solitoki, s’offrent à un snobisme révoltant à l’endroit de ceux là qui s’était battu souffle et muscle pour aménager le fauteuil à leur mentor.  Pire, ils forment aujourd’hui autour  du jeune, une sorte « de clan dans le clan » dont il faut d’abord gérer les arrogances et mesquineries avant de pouvoir atteindre Faure.  Dégoutés par  ce snobisme certains hommes bien que nourris des meilleurs intentions et dotés de compétences dignes de pouvoir relever le pays ont dû  rejoindre, malgré eux, le camp Kpatcha parce que plus rassuré là de l’ouverture de l’homme et de son franc parler sans mesquinerie et sournoiserie.

  1.  A la fin de l’exercice 2008, d’abord les locales n’ont pas été organisées mais alors aucune suite n’a été donnée au 3 milliards votés.

Vient alors s’ajouter au lot, une horde de maitresse de ces nouveaux qu’on peut croiser à tous les coins de rue, à bord des 4×4 avec un soin d’exhibitionnisme outrageant. La cohabitation s’est alors révélée de faïence entre les deux camps.  Du dédain d’un côté et de l’indignation de l’autre.

C’est alors qu’il s’est créé un air de snobisme au sein avec pour conséquence implicite un sentiment d’ingratitude nourri par les caciques d’hier à l’endroit du jeune.

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