AFFAIRE DE COUP D’ETAT : TOUT LE SCENARIO ETAIT SUR UNE CLE USB


Kpacha Gnassingbe- le Présumé cerveau de la tentative de coup d'état

Kpacha Gnassingbe- le Présumé cerveau de la tentative de coup d'état

La dite ‘affaire de Kpatcha Gnassingbé continue toujours par occuper les colonnes des journaux au Togo, le journal Focus Info ne cesse d’en parler depuis le 12 Avril dernier. Dans sa parution no0018 de la semaine dernière, le journal titre « Affaire de coup d’état, tout le scenario était sur une clé USB- Kpatcha ou le dérangeur. Bonne lecture…

Dans la nuit du 12 au 13 Avril 2009, la maison du député Kpatcha Gnassingbé a été attaquée à coup d’armement lourd par les éléments de la Force d’Intervention Rapide (FIR). Cause : il est soupçonné d’un complot de coup d’Etat qui devait se dérouler lors du voyage prévu de son frère président de la République, Faure Gnassingbé ,en Chine.  Sous le feu des tirs de la FIR, Kpatcha sera sauvé indemne par son autre frère Rock Gnassingbé, commandant des éléments blindés qui lui offrira l’asile pou 48 heures.  Tôt le matin du  14 Avril Kpatcha quitte Rock pour tenter de se refugier à l’ambassade des USA sans succès, selon un communiqué de l’Ambassade. Pourquoi ? Voilà toute la question qui oblige à un retour sur cette étape de ce qui est désormais appelé « l’Affaire Kpatcha ».

Des détails lourds dans l’affaire

Selon des sources proches du dossier, une fois refugié chez son frère Rock à l’Etat Major d’Agoè,   Kpatcha aurait confié à son frère une clé USB sur lequel serait tracé tout le scénario du coup d’Etat, étape par étape. Bien avant, l’honorable Gnassingbé aurait demandé à un des éléments du régiment de Rock d’aller chercher dans sa demeure à Kégué,  des armes et autres indices du complot pour le mettre dans le magasin d’arme de l’Etat Major. Rock Gnassingbé n’ayant pas adhéré à l’ampleur de l’acte qu’allait poser son frère est allé rendre compte. C’est de là que Kpatcha  a dû quitter l’asile Rock pour enter celle des ambassades, sans succès là non plus.  

C’est  ici que dans les polémiques actuelles entre pro et contestataires des présomptions criminelles » retenues contre  Kpatcha, certains analystes  basent leurs argumentations. En effet, dans le clan Gnassingbé, Rock  a toujours été présenté comme un proche de Kpatcha, donc un  des  contestataires des méthodes du free Président.  Et pour cause.

Rock n’aurait jamais pardonné à Faure le fait d’avoir assisté bras croisés à son éjection de la tête de la Fédération Togolaise de Football (FTF) au lendemain du  mondial 2006. selon certaines sources, c’est d’ailleurs grâce à Kpatcha que Rock a pu retrouver son fauteuil, le 08 Janvier dernier. Selon elles, c’est le député qui aurait financé toute la campagne de son frère à coup de centaines de millions. Rock était donc redevable à Kpatcha. C’est ce qui explique son secours prompt à son jeune frère dans la nuit du 12 Avril.

De là si Rock a décidé de lacher son frère 48 heures après l’avoir sauvé, il y a certainement eu de fortes  raisons. La nature humaine étant que devant certains situations, il y a des malheurs qu’on ne saurait partager quelque soit les liens de fraternité et plus encore de redevabilité. C’est à juste titre que le procureur décalera le lendemain, que de nouveaux éléments sont venus conforter  la thèse de présomption de coup d’Etat.

Le refus bis de l’ambassade des  USA

On se souvient que le 13 Avril 1967, alors que feu président Sylvanus Olympio pourchassé par ces meurtriers ,s’était réfugié à l’ambassade des Etats Unis, l’ambassade l’avait par la suite livré à ses bourreaux qui s’en sont saisi à cœur joie pour réaliser leur dessein qui mettra plus tard sur le fauteuil, soit le 14 Avril 1967 Eyadema Gnassingbé.  Quarante deux ans plus tard, soit le 15 Avril 2009, c’est un fils d’Eyadema qui tente de se refugier à l’Ambassade des USA toujours pour affaire de coup de l’Etat. Mais cette fois ce n’est plus la victime qui cherche l’asile, mais plutôt le présumé comploteur. L’histoire du Togo a choisi un drôle de repetitat.

Entre l’acte des USA le 13 Janvier 1963 et celui du 15 Avril 2009 il y a cette connotation commune qui montre que face aux intérêts des uns, l’occident sait toujours parler de la même voix. À l’époque Sylvanus n’arrangeait point les intérêts de la France et aujourd’hui Kpatcha Gnassingbé représente plus, un souci pour la France qu’une solution.

Kpatcha ou la carte à abattre

Certes, la France de Sarkozy ne digère pas trop la présence de Faure au pouvoir, -on se rappel lors de la première visite de Faure en France, SARKOZY, alors ministre de l’intérieur, avait refusé de recevoir le Chef de  l’Etat togolais pour manifester ainsi son désaccord sur la façon dont le fils du père est monté au pouvoir- , si elle aurait à choisir entre les remplaçants en course contre l’homme du 05 Février,  ce serait moins un certain Kpatcha Gnassingbé d’abord un autre homme du 05 Février, ensuite pour trois raisons :

D’un, « le gros » surnom donné à Kpatcha, souffre d’une biographie  des moins flatteuses pour l’occident. Un traditionnaliste, un partisan  de la méthode brutale » comme l’ont qualifié les confrères de Rfi tout le long des dossiers et commentaires sur  l’affaire Kpatcha, « un pur produit du pays selon le confrère jeune Afrique. Bref, le fichier Kpatcha brille par son noir à coté de celui de Faure que l’occident trouve plus tolérable. Dommage.

De deux, Kpatcha Gnassingbé est trop souvent cité dans les dossiers noirs sur le Togo. Un ensemble qui lui a tissé aujourd’hui un profil de chef de Gang, Sophie Besis déclarera dans ce sens que « Faure représente le visage présentable du pouvoir et Kpatcha le coté Gang » ,un profil incompatible donc avec un fauteuil présidentiel.  

De trois, il est vrai que pour l’alternance, bon nombres d’observateurs conviennent que l’Ufc, la première force de l’opposition, ne rassure point du fait de ses attitudes tribalistes et revanchardes. Mais si la France doit avoir à soutenir une alternance au pouvoir au Togo, ce serait tout sauf un Gnassingbé encore.

Ceci dit, la guéguerre qu’entretenaient les frères ennemis n’était pas pour arranger l’équation à l’Elysée. Même au sein du Rpt, ce que certains caciques ont qualifié de dilemme Kpatcha n’était pas digéré sans mal au ventre. Il est  vrai que « le gros » a porté, à lui seul, sur ses bras, la victoire du RPT aux législatives d’octobre 2007.  Mais sa défiance à loisir à l’endroit de son frère président ces derniers temps, n’était pas pour garantir l’unité dont le parti du pouvoir a toujours eu besoin pour  conserver « sa raison d’être » : être au pouvoir.  Tout convergeait donc à extraire la carte Kpatcha du jeu. Et les événements du 12 Avril étaient comme la panacée qu’on recherchait depuis.

Le synopsis du 12 Avril

Selon des sources édifiantes, aussitôt que l’avion présidentiel aurait décollé,  l’opération devait commencer par la prise du contrôle de la radio et de la Télé. Au même moment, les pontes du pouvoir  Faure seront tous mis aux arrêts pendant que les putschistes au camp passeraient à l’exécution de tous les chefs corps, au moyen des fusils silencieux montré dans la présentation du corps du complot  le 14 Avril.  L’ordre sera alors donné aux troupes de se rallier à l’ordre nouvelle. Du coté de la Radio et de la télévision nationale, le communiqué du changement du pouvoir sera diffusé à forte rotation. Aussitôt le lendemain, le gouvernement sera proclamé pour une transition de trois ans, selon certaines sources, deux ans selon d’autres.  Ainsi Kpatcha Gnassingbé aura succédé à son frère au nom de la dynastie Gnassingbé.

Le contre plan

Selon les mêmes sources,  les renseignements généraux ont  été informés du complot des heures plus tôt. Pourtant, tout le dispositif a été mis en place à l’aéroport comme pour faire croire que le voyage du chef de l’Etat tenait. Dans l’après midi, quelques éléments de la garde présidentielle ont été mettre la main sur le Commandant DIGBEREKOU. C’est lui, selon les sources, qui devait jouer la première partition dans le complot, en autorisant l’entrée des éléments putschistes à la Tvt. D’autres se rendront par la suite à la Tvt pour désarmer les éléments en poste. S’en suivra alors l’arrestation des quatre autres officiers impliqués  dans le coup.

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