LE COMPTE A REBOURS DE FAURE GNASSINGBE


Faure Gnassingbe prètant serment

Faure Gnassingbe prètant serment

Dans moins d’un an, le chef de l’état va boucler son quinquennat à la présidence. On se rappelle le 3 mai 2005, il avait juré respecter la constitution que le peuple s’est lui-même librement donné. On ne doit pas oublier que son parti le RPT au pouvoir depuis 1967 n’a fait qu’empirer le niveau de vie des togolais et, ils sont réputés ‘maîtres’ en tripatouillage de la constitution. Alors on attend de voir s’ils vont encore se prèter à ce sal jeu, commander des militaires à transporter des urnes, bastonner et lancer des gaz lacrymogènes sur les populations quand ils manifestent. En tout cas la passé est très bien sombre pour ce parti mais revivons un peu les évènements qui ont conduits Faure Essozimna Gnassingbé à s’assoir sur ce fauteuil…

 Tout partira donc du 5 février 2005 avec le décès du Président Gnassingbé Eyadéma. A la suite de son  décès, le pays a été plongé dans une nouvelle crise politique sans précédent caractérisée par d’importantes irrégularités dans la gestion de la vacance de la Présidence de la République. Aussitôt l’information de « l’intronisation » du fils Eyadema connue, une vague de désapprobation. Il eu donc retour à la légalité constitutionnelle et les élections furent organisées. Le pays a régulièrement connu des cycles de violence pendant le déroulement des différents processus électoraux. Mais l’élection du 24 avril 2005, semble avoir atteint un degré jamais enregistré de violence. Une Mission des Nations Unies sera donc envoyée pour faire la lumière sur les violences et les allégations de violations des droits de l’homme survenues au Togo avant, pendant et après l’élection présidentielle, du 24 avril 2005. Cette mission conduite par M. Doudou Diène relève 15.000 et 16.000 refugiés togolais au Benin et au Ghana et près de 400 et 500 morts quand la Ligue Togolaise des Droits de l’homme parle de près de 1000 morts.

Il faut donc rappeler que le 27 février 2005, une marche organisée par des organisations de femmes réclamant le retour à l’ordre constitutionnel s’est terminée par des affrontements entre forces de sécurité et manifestants. Le lendemain, cinq corps, dont celui d’un enfant âgé d’une dizaine d’années, ont été retrouvés dans la Lagune de Bè. Dans la foulée des radios notamment Nana FM, Kanal FM, Nostalgie, radios lumières, Carré Jeunes, la Radio Télévision Zion et TV7 ont été fermées par la HAAC. Les radios internationales ont été également victimes d’abus de pouvoir ou d’empiètements sur leurs droits. Ainsi le 8 février 2005, des émetteurs de la Radio France International (RFI) ont notamment été coupés. La Haute Autorité a également interdit aux radios privées de couvrir la campagne électorale.

Le mal était déjà perçu de loin par François Boko, Ministre de l’Intérieur en charge de l’organisation de l’élection présidentielle d’alors qui avait  démissionné. Il avait pourtant demandé le report de  l’élection en raison du climat politique délétère. Mais rien n’étant fait, le 26 avril 2005, la CENI proclame Faure Gnassingbé vainqueur avec 60,2% des votes. La proclamation des résultats a constitué le début du déclenchement des plus graves violences politiques et des violations systématiques des droits de l’homme.

Une chose est claire Faure Essozimna Gnassingbé à été confirmé par la Cour constitutionnelle comme président du  Togo le 3 mai 2005. Il aurait remporté les élections avec 60,15% des suffrages exprimés.

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