L’ANALYSE D’UN TOGOLAIS SUR L’AFFAIRE KPATCHA


Un togolais de la diaspora fait ses analyses de l’affaire de tentative de coup d’état dans laquelle est impliquée le député de la Kozah, Kpatcha Gnassingbé. Bonne lecture…

« En premier je n’arrive pas a comprendre comment le Colonel Felix Abalo Kadangha peut aller a la résidence d’un député sans en avertir sa hiérarchie, c’est tout simplement impossible. Selon l’arrêté numéro 86-008/D-PR/MIN.DEF.NAT du 18 Mars 1986 en son Article 2: “la Force d’Intervention Rapide est place directement sous les ordres du Chef d’Etat Major General des Forces Armées Togolaises.” Cela veut tout simplement dire que la FIR et les “Firois” (c’est leur appellation commune dans les FAT” ne se sont pas retrouves par hasard en renfort au domicile du député Kpatcha Gnassingbé.

Mon deuxième constat est le suivant, si le député avait une garde qui a justifié l’envoi de plusieurs VLRA (Véhicules de Liaison et de Reconnaissance Appui) et jeeps équivalant selon les témoins à une cinquantaine d’éléments, cela voudrait dire que la garde du fameux député serait estimée à une vingtaine d’éléments au moins. Une question se pose alors pourquoi avoir laissé un simple député disposer d’une garde deux ans après avoir été écarté du Ministère de la Défense?

La version officielle nous dit que les gendarmes envoyés ont essuyé des tirs et ont du faire appel à des renforts. Mon constat est le suivant s’il y avait besoin de renforts pourquoi la Gendarmerie n’a pas fait appel à son unité spécialisé dans ce genre d’action, je veux parler de l’Unité Spéciale d’Intervention de la Gendarmerie (USIG)? Pourquoi la Force d’Intervention Rapide qui a pour zone d’action la frontière Togo-Ghana s’est retrouvée chez le Député Kpatcha Gnassingbé? Si l’USIG ne pouvait pas intervenir pour quelques raisons que ce soient, les services de sécurité auraient pu faire appel soient à la compagnie guépard du camp General Eyadema, soit a la compagnie guépard du Régiment Commando de la Garde Présidentielle (les Compagnies Guépard sont aussi appelées Compagnies en Disponibilité Opérationnelle; elles sont sensées être les premières à intervenir en cas de problèmes et chaque régiment en dispose 24 h/24).Pourquoi ne l’ont ils pas fait alors que ce sont la les unités les plus proches de Kégué?

Le député Kpatcha Gnassingbé a affirmé à plusieurs organes de presse qu’il était à sa résidence lors des événements, ou pouvait il se terrer lorsqu’il avait une cinquantaine de personne à sa recherche?

De par le nombre d’effectifs employés pour l’opération (une cinquantaine selon les témoins), un simple lieutenant ou au mieux un capitaine pouvait être à la tète de ses hommes. Pourquoi un chef de corps à la tète d’une opération si simple?

Selon les témoins et les organes de presse il y a eu des tirs pendant près de 3 heures, en terme de combat cela voudrait dire qu’il y avait une résistance acharnée, ou bien on avait voulu faire croire que la résistance l’était. Mais alors pourquoi les deux véhicules saisis ne portent pas de traces d’impacts? La première jeep présentée par la Télévision Togolaise est immatriculée FAT 1529 A, note le camouflage 4 tons du vehicules. Ce type de camouflage est utilisé généralement par la FIR, mais si l’Etat Major des Armées nous ouvrait les données sur l’immatriculation des véhicules des FAT nous saurions beaucoup plus sur la provenance du vehicule. Par ailleurs l’équipement radio de ce véhicule me permet de dire qu’il s’agit d’un vehicule de commandement de type chef de compagnie. D’oû les questions suivantes comment un députe peut il avoir accès a 2 jeeps des FAT dont l’une dispose d’un équipement radio de type AN-PRC ? Qui a autorisé la sortie d’un tel équipement? Pourquoi la seconde jeep, qui , selon le Chef d’Escadron Amana Kodjo a vu son pare-brise touché n’a pas été présente en l’état? Tout militaire ayant connu une situation feu sait qu’un pare-brise vole en éclat uniquement lorsqu’il est touché a plusieurs reprises. Pourquoi ne pas l’avoir laisse en l’état pour les besoins de l’enquête?

Le Chef d’Escadron Amana Kodjo a fait une présentation qui me laisse pantois. A son grade il devait maitriser l’armement qui a été saisi et qui fait partie de son enquête. La première mitrailleuse est une mitrailleuse chinoise de type 12,7 mm de la famille des QJZ 89. La FN-Mag dont il parle est une mitrailleuse de calibre 7.62mm X 51 belge. L’officier en charge de l’enquête nous présente des silencieuses. Je m’inscris totalement en faux contre cela, les armes en question ne dispose pas de silencieuses et sont de surcroit des fusils d’assaut Sud Africains appelés R4 chambres en 5,56 mm. Mon chef d’Escadron sauf votre respect vous racontez n’importe quoi sur les silencieuses.

Je n’écris pas pour dire qui a raison ou qui a tort, je ne suis pas la pour dire ce qui s’est réellement passé, mais je vous invite à vous interroger sur certaines choses. Je sais que si on voulait vraiment attenter a la vie du Président de la République c’est faisable car il n’ya pas de sécurité sans faille. Si le Colonel Felix Abalo Essodina Kadangha avait reçu l’ordre d’abattre le Député Kpatcha Gnassingbé il l’aurait fait sans murmure ni rechignement. Quand aux armes et moyens qui devaient permettre de commettre le crime la plupart sont en utilisation dans les Forces Armées Togolaises. Soient les Forces Armées Togolaises et les Services de Sécurité notamment la fameuse Agence ne sont pas capable d’assumer leur rôle correctement soient le loup est dans la bergerie et il est déjà trop tard. A bon entendeur… »

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