Les révélations d’Afrique Magazine (AM) / La présidentielle de 2010 pourra se jouer entre Faure et Kpatcha Gnassingbé, avec comme arbitre l’Armée


Kpatcha & Faure Gnassingbé

Kpatcha & Faure Gnassingbé

A quelques mois de la présidentielle de 2010, le confrère français Afrique Magazine (AM) plonge au cœur du paysage politique togolais AM révèle les rivalités entre les demi-frères Faure et Kpatcha Gnassingbé, parle des éternelles querelles de l’opposition et décrit la misère ambiante dans laquelle vivent les populations, otages des politiques. Pour notre confrère, la présidentielle de 2010 pourra se jouer entre Faure Gnassingbé et son frère Kpatcha. L’arbitre n’est autre que l’armée. Lecture.

La Guerre des frères

Coup de chaud à Lomé

La présidentielle est prévue pour 2010, et les appétits s’aiguisent. Les héritiers d’Eyadéma prennent leurs marques, sous l’œil d’une opposition désunie et d’une population qui souffre. Par Venance KONAN, Envoyé Spécial.

La prochaine élection présidentielle au Togo se tiendra en 2010. La présidentielle, en avril 2005, qui avait suivi le décès de Gnassingbé Eyadéma, avait vu la victoire de son fils Faure. Une victoire qui avait été contestée par une partie de l’opposition. Un accord, l’Accord politique global (APG), avait finalement été signé à Ouagadougou, sous l’égide du président Blaise Compaoré pour apaiser les esprits. Depuis, le calme est revenu. Et pourtant… Le feu couve sous la cendre. Promenade dans un paysage politique et social togolais qui peut se dessiner en trois tableaux.

PREMIER TABLEAU : QUAND LES FRÈRES GNASSINGBE REJOUENT DALLAS

« Gilchrist Olympio et ses partisans croient que la prochaine élection présidentielle se jouera entre Faure Gnassingbé et eux. Ils se trompent. Elle se jouera entre les frères Gnassingbé. » Ce jugement d’un homme de culture bien connu au Togo traduit ce que pensent la plupart de ses compatriotes : la rivalité entre Faure, 43 ans, président de la République, et Kpatcha, de deux ans son cadet, n’est plus un secret. Quelle en est la raison ?

Selon lui, qui connaît bien les allées du pouvoir local, cette rivalité aurait pour origine la succession de leur père, feu Gnassingbé Eyadéma, qui dirigea le pays d’une main de fer pendant une quarantaine d’années. « Vers la fin du règne d’Eyadéma, il était évident pour l’armée, qui est composée à 90 % de Kabyès, l’ethnie du président, que le pouvoir devait échoir à l’un de ses fils, afin de préserver les intérêts de tout le clan. Kpatcha avait rêvé de ce pouvoir.

Mais à la mort brutale du père, c’est Faure que l’armée a choisi. Peut-être à cause de son parcours universitaire, puisqu’il a fait des études d’économie aux États-Unis. Peut-être parce qu’il était celui que Eyadéma avait préparé à sa succession. Ou peut-être parce que sa mère est du Sud, et que l’armée pensait qu’il serait mieux accepté des autres Togolais. Kpatcha ne l’a pas encore digéré. »

Christian, un confrère togolais, donne une version légèrement différente : « À la mort du père, les deux frères s’entendaient parfaitement. Faure ne faisait rien sans consulter Kpatcha, à tel point qu’il était appelé le vice-président. Mais il y a les entourages, et celui de Faure lui a fait comprendre qu’on ne partage pas le pouvoir, même avec son propre frère. Progressivement, il a écarté Kpatcha des affaires, jusqu’à le limoger de son poste de ministre de la Défense, quand il a commencé à monter en puissance. »

L’année dernière, des rumeurs circulaient à Lomé sur un coup d’État qu’aurait monté Kpatcha pour tenter de renverser Faure. Ceci expliquerait-il cela, à savoir son limogeage ? « Lors des derniers evalas (tournois de lutte traditionnelle qui se déroulent chaque année en pays kabyè), on avait vu Kpatcha papillonnant autour de son frère, explique un journaliste de la télévision nationale.

Tout le monde avait cru en une réconciliation. Mais le mois dernier, à l’occasion de la commémoration du dixième anniversaire du décès de la mère de Kpatcha, leur conflit est apparu au grand jour. À la télévision, on voyait que les deux hommes évitaient ostensiblement de se regarder. Faure avait l’air totalement absent. Il n’a d’ailleurs pas assisté à la veillée qui devait couronner cette commémoration. »

Amadou, un homme d’affaires ivoirien, qui fréquente aussi les couloirs de Lomé 2 (la résidence du chef de l’État), va plus loin : « Faure avait besoin de montrer patte blanche devant les instances financières internationales avec lesquelles il voulait renouer. Il lui fallait nettoyer les écuries d’Augias. Il a donc écarté son frère de tous les circuits d’affaires, notamment du réseau libanais dont on disait qu’il était le protecteur. Kpatcha était aussi le directeur de la zone franche de Lomé et de la Société togolaise de coton, qui avait fait faillite. La Banque mondiale a demandé un audit, et Faure a accepté. Kpatcha a vu la menace. Il a donc démissionné de ses postes et s’est fait élire député, pour bénéficier de l’immunité parlementaire.

Son frère aurait-il été jusqu’à le faire arrêter ? Je ne le crois pas, mais Kpatcha a senti le vent du boulet. » Le conflit entre les deux hommes serait tel que, selon certains, Kpatcha serait prêt à pactiser avec l’UFC (Union des forces du changement, le parti de Gilchrist Olympio, l’ennemi juré du clan Gnassingbé) pour faire tomber son frère. Gilchrist est le fils de Sylvanus Olympio, le premier président de l’histoire du Togo, que Gnassingbé Eyadéma est accusé d’avoir assassiné de ses propres mains.

Cette accusation est balayée par Patrick Lawson, le premier vice-président de cette formation. « Lors de la formation du gouvernement qui a suivi la signature de l’Accord politique global, j’avais, à la demande du président de la République, rencontré son frère Kpatcha. Les deux hommes avaient l’air de bien s’entendre à cette époque. Nos rencontres n’avaient rien de secret. Mais c’est après que la rumeur a circulé que Kpatcha chercherait à s’allier à nous. Cela n’a aucun sens. Que gagnerait-il à faire tomber son frère ? Qu’il y ait des histoires entre les deux frères est tout à fait possible. Dans quelle famille n’y a-t-il pas de dispute ? Mais je ne crois pas qu’ils iront jusqu’à se faire hara-kiri. »

C’est aussi le point de vue de Paul Dodji Apevon, le président du Comité d’action pour le renouveau (CAR), le parti de l’ancien Premier ministre Yaovi Agboyibo : « Il est vrai que ce n’est pas la lune de miel entre les deux frères. J’ai entendu dire que Kpatcha raconte que c’est lui qui aurait dû remplacer son père à la tête du pays, qu’il envisagerait d’être candidat à la prochaine élection, mais ce ne sont que des rumeurs. Prendra—t-il le risque de faire perdre le pouvoir à sa famille ? »

Une autre rumeur dit que Kpatcha se serait allié à Agbéyomé Kodjo, l’ancien Premier ministre d’Eyadéma, contre Faure. Solitoki Esso, le secrétaire général du RPT (Rassemblement du peuple togolais, le parti fondé par Eyadéma et qui est majoritaire à l’Assemblée nationale), s’emporte lorsque l’on aborde la question : « C’est une histoire totalement montée par les journalistes. Quels actes posés par le député Kpatcha Gnassingbé pourraient faire croire qu’il y a des problèmes entre son frère et lui ? A-t-il dit qu’il quittait notre parti ? » Il n’empêche.

Pour Jean Louis, un Français installé dans le pays depuis une dizaine d’années, Kpatcha est en train de tisser patiemment sa toile dans l’ombre. « Regardez la télévision. Il ne se passe pas un jour sans que l’on ne le montre en train d’inaugurer une école, un centre de santé ou de faire des dons ici et là. Pendant ce temps, Faure ne bouge pas, il ne parle pas. Il risque d’y avoir des surprises, lorsque le RPT désignera son candidat. » Effectivement, le cadet est très présent dans la presse nationale. On le voit, à la télévision, promettant de l’argent pour un hôpital, présidant l’ouverture de la chasse en pays kabyè …

À la question de savoir quand le parti au pouvoir désignera son candidat, le secrétaire général, Solitoki Esso, répond invariablement : « On verra cela quand le moment viendra. »

Et le reste de la famille, dans tout ça ? Personne ne sait exactement le nombre d’enfants de feu Eyadéma. Une cinquantaine ? Peut-être plus… Mais les plus connus sont Faure, Kpatcha et Rock, qui dirige la Fédération togolaise de football. La mère de Kpatcha était kabyè ; celle de Faure, toujours vivante, est du Sud, fief de l’opposition. « Faure a laissé Rock reprendre la Fédération de football, nous dit-on, alors qu’il était directeur général adjoint du port de Lomé. Ce frère ne semble pas avoir pour le moment d’ambitions présidentielles. Toyi, qui est le frère jumeau de Kpatcha, est le directeur administratif et financier de la Loterie nationale. Le chef de l’État a un autre frère de même mère, Mey, chargé de mission à la présidence. C’est lui qui agit au nom de Faure sur le terrain. Il préside plusieurs ONG qui font des dons par-ci, par-là. Le président n’est pas aussi inactif qu’on le croit.

Pour ce qui est de la famille, elle est très divisée. Chacun des deux protagonistes cherche à l’avoir avec soi. » « La famille n’a pas un grand poids dans cette affaire, affirme Christian. C’est l’armée le grand arbitre, ici. C’est elle qui, en réalité, choisit celui qui doit diriger le pays. Kpatcha y a de solides soutiens. Il a vraiment été aux petits soins pour les militaires, lorsqu’il était ministre de la Défense. Le chef d’état-major, Zakari Nandja, est un Kabyè (Bassar, ndlr), et il est très puissant. Mais le président, qui n’ignore rien des ambitions de son frère, soigne aussi l’armée et il a ses inconditionnels. On ne sait pas encore pour qui penchera l’armée. Il est clair qu’elle choisira celui des deux qui défendra le mieux ses intérêts. »

DEUXIÈME TABLEAU : QUAND L’OPPOSITION SE NOIE DANS DES QUERELLES BYZANTINES

C’est Blaise Compaoré, à Ouagadougou qui, en tant que facilitateur, a permis au pouvoir et à l’opposition de former un gouvernement d’union en 2006, en vertu de l’Accord politique global. Six partis étaient signataires. Le chef de l’État vient de créer un Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), dans lequel il veut les inclure. Mais deux principales formations de l’opposition, le CAR et l’UFC qui sont, avec le RPT, les seules présentes à l’Assemblée ne veulent pas entendre parler des autres.

Pour Patrick Lawson de l’UFC, il fallait une référence, en l’occurrence les législatives d’octobre 2007, qui ont désigné les représentants du peuple. Ce sont donc les partis ayant des députés qui doivent être au CPDC. « Et ce, d’autant que tout le monde était tombé d’accord : ce serait uniquement ceux qui disposeraient d’élus qui siégeraient dans cette instance. À cette époque, il est vrai, chaque parti pensait qu’il serait à l’Assemblée. Mais le peuple a choisi. »

Pour Paul Dodji Apevon, du CAR, « parce que le RPT a en face de lui le CAR et l’UFC, qui défendent les mêmes positions, il a fait venir ses satellites que sont les autres signataires de l’Accord pour le soutenir. C’est de la manipulation ».

Pour Solitoki Esso, du RPT, le CPDC est un cadre seulement consultatif. Il n’y a donc pas de raison que l’on exclue des partis qui ont signé l’Accord.

Pour Jean-Lucien Savi de Tové, premier vice-président du parti d’Edem Kodjo, la CPP (Convention patriotique panafricaine), que les autres récusent, il faut un autre cadre de dialogue que l’Assemblée nationale, parce que la crise n’est pas finie : « Nous ne cherchons pas à entrer par la fenêtre, mais nous pensons que même si nous n’avons pas de représentants à l’Assemblée, nous pouvons apporter notre contribution à ce dialogue. L’exclusion peut être mortelle pour notre pays. Le CDPC ne doit pas être une commission de l’Assemblée extramuros. »

Le samedi 7 mars, le représentant du facilitateur a convoqué une réunion du comité de suivi de l’Accord. Le CAR et l’UFC ont brillé par leur absence. Les deux principaux partis de l’opposition pourront-ils s’entendre pour bouter le clan Gnassingbé hors du pouvoir ?

Rien n’est moins sûr. Un cadre important du Comité d’action nous disait, sous le sceau de l’anonymat, que « Gilchrist OIympio a trop d’ego, est trop suffisant. Pour lui, les autres partis n’existent pas. Il a dit publiquement qu’il n’y a que deux forces sur la scène politique togolaise, son parti et le RPT. » Commentaire de notre homme de culture : « Je vous l’ai dit, les choses se joueront entre les frères Gnassingbé. Ce n’est pas cette opposition désunie qui chassera un jour le RPT du pouvoir. »

TROISIÈME TABLEAU : QUAND LE PEUPLE, LUI, CONTINUE DE BROYER DU NOIR

Pendant ce temps, l’ambiance à Lomé est des plus moroses. Les rues sont de plus en plus défoncées, et l’argent de plus en plus rare dans les poches. L’affaire qui fait jaser dans les chaumières togolaises est l’achat, par le président, d’une Mercedes Maybach blindée. Les journaux parlent d’un coût d’un milliard de francs CFA voire de plusieurs milliards.

Patrick Lawson nous précise qu’elle a dû coûter, tout au plus, sept cent millions de francs CFA, à cause du blindage : « On peut concevoir que le chef de l’Etat s’offre une voiture blindée pour des raisons de sécurité. Mais n’était-il pas possible de l’avoir à un coût moins élevé ? »

Dans l’hebdomadaire Forum de la semaine, l’éditorialiste rappelait à Faure sa promesse d’offrir aux jeunes des maisons bon marché. « À la place de ces maisons, écrit-il, C’est un château que nous avons vu pousser à Kpalimé ». Kpalimé, le village de la mère du président.

Les activités du port de Lomé ont chuté de 47 %, à cause de nouvelles mesures prises par les autorités douanières afin de s’assurer de l’âge réel des voitures importées dans le pays, et les taxer en conséquence. C’est la Compagnie togolaise d’évaluation et de contrôle (COTEC) qui a mis en place ce système. Le 2 février, les importateurs de véhicules d’occasion et les transitaires se sont mis en grève pour protester contre ces mesures qui, disent-ils, les pénalisent. Et c’est vers les ports de Cotonou et d’Accra que se dirigent désormais une partie des véhicules importés. Il ne se passe pas un jour sans que les journaux fassent état d’agressions et de crimes. L’ambassade de France a écrit à ses ressortissants pour les mettre en garde et leur donner des consignes de sécurité.

Quel bilan peut-on alors dresser des quatre années de Faure Gnassingbé au pouvoir ? Pour le secrétaire général du RPT, il est globalement positif : « Il a décrispé la vie politique et contribué à créer un climat apaisé ct serein. Cela nous a permis d’avoir des élections législatives crédibles et transparentes. Sur le plan social, il a instauré la scolarisation gratuite, et revalorisé la fonction enseignante. En matière d’infrastructures, des centaines de kilomètres de routes ont été réparées. Tout cela dans un climat international marqué par la crise que tout le monde connaît. Ce n’est pas rien. »

Mais il y a des avis plus contrastés. Tel celui de l’Ivoirien Amadou. Selon lui, le chef de l’État togolais a passé ces années à assainir la situation économique du pays, afin de faire revenir les bailleurs de fonds et les investisseurs. Le pays aurait remboursé ses dettes et obtenu le statut de PPTE (pays pauvre très endetté). « A la fin de l’année, le Togo disposera d’une capacité de financement d’environ deux mille milliards de francs CFA. Le problème de Faure, c’est qu’il ne sait pas communiquer sur tout ce qu’il fait de bien ».

Paul Dodji Apevon, lui, a vu dans les débuts de Faure Gnassingbé, une volonté de changer les choses : « C’est grâce à lui que nous avons pu dialoguer. Mais aujourd’hui, on a l’impression qu’il est l’otage de l’armée qui a toujours tiré les ficelles dans ce pays et qui gouverne en sous-main. Il y a aussi son entourage. Ce sont des jeunes, mais qui veulent perpétuer le même système. Faure ne donne pas le sentiment d’avoir de la poigne. Le Togo est dirigé au jour le jour, on ne voit pas d’orientation. Et le président parle très peu, pour ne pas dire jamais, si bien qu’on ne sait pas du tout où il nous conduit. »

Pour l’écrivain Kangni Alem, si le niveau de vie des populations n’a pas changé de façon significative, elles vivent cependant dans un climat totalement différent par rapport au passé : « Il y a la liberté d’expression, et on ne voit plus les vestiges de la dictature. Le président Faure a enlevé l’armée des rues. On n’y voit plus que des policiers qui règlent la circulation. Auparavant, il était impossible de faire un kilomètre sans tomber sur un des barrages militaires qui servaient essentiellement à racketter les populations. Aujourd’hui, vous pouvez aller au tribunal et gagner contre un militaire. C’était impensable il y a quelques années. C’est très important, tout ça. Mais comme c’est immatériel, le peuple ne voit rien. Il attend de voir le contenu de son assiette augmenter. Et ce n’est pas encore le cas. »

Pour Patrick Lawson, en revanche, le bilan de Faure est tout simplement décevant : « Je suis déçu, parce que Faure et son équipe ont pour eux la jeunesse. Et pour moi, tout jeune a envie de travailler, de construire. Or ce que je vois, ce sont des gens qui ne cherchent qu’à s’enrichir. De plus, il n’y a aucune vision, on ne sait pas où l’on va. Pour moi, c’est incompréhensible. »

Pour Raymond, un chauffeur de taxi, rien n’a bougé dans le pays depuis de longues années. « On ne fait que s’enfoncer dans la misère tous les jours. On ne peut plus rien acheter au marché. On ne peut plus se soigner. Rien ne va ».

Pour le moment, ce que les Togolais voient venir avec angoisse, c’est la saison des pluies. L’année dernière, elle avait inondé plusieurs quartiers de Lomé et ses environs, et causé des dizaines de morts. Cette année, plusieurs mois avant son arrivée, le gouvernement a lancé un plan d’urgence pour les bassins et zones à risque, et entrepris des travaux de curage des caniveaux bouchés et de réfection des autres ouvrages, tout en sensibilisant les populations. Quelque chose serait-il en train de changer au Togo ? Peut-être. À moins que ce ne soit de l’ordre du cosmétique … Auquel cas ces trois tableaux pourraient bientôt se compléter d’un quatrième, l’explosion de la cocotte-minute qu’est devenu ce pays depuis quelques années.

 

Afrique Magazine, 283 – Avril 2009

 

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