Un mécontentement couve au Port Autonome de Lomé / Après les plaques, la COTEC, Marc Antoine s’empare du marché de l’assurance des véhicules à nu


Pendant que les discours sont à la lutte contre la pauvreté, l’homme d’affaires canadien qui n’était rien en foulant le sol togolais, sème la désolation au Port autonome de Lomé. Après avoir eu le monopole du marché d’immatriculation des véhicules en transit, il a, avec la complicité du Directeur Général de la Douane, Ably Bidamon, créé la Compagnie togolaise d’évaluation et de contrôle (COTEC) qui enrhume depuis décembre le secteur des véhicules d’occasion. S’assurant qu’il est en territoire conquis, il s’emploie actuellement à accaparer aussi le domaine de l’assurance.

Port Autonome de Lomé

Port Autonome de Lomé

Selon les informations en notre possession, le Canadien Marc Antoine serait venu au Togo en 2001 en provenance de Cotonou. Plusieurs sources font même état de son expulsion de ce pays. Pour commencer, il aurait loué un terrain auprès de la Société Banamba pour créer Uniparc où il exerçait avec un certain de Meideros.

Mais les choses se sont mal passées et il a dû relouer le parc à un groupe béninois. Bien qu’ayant pris le terrain entre 500 et 600 000 FCFA, lui, il l’aurait concédé au groupe béninois à plus de 5 millions FCFA. Le PDG de la Société Banamba découvrira le pot aux roses plus tard et parle d’escroquerie. L’affaire serait actuellement pendante devant le Tribunal de Lomé.

Dans la foulée, de concert avec un autre Blanc, il a créé la Société togolaise pour le contrôle des automobiles (STCA). En dépit de l’obtention de l’agrément, ils n’ont pas pu arracher le marché. De sources concordantes, feu Eyadèma se serait opposé à ce projet à l’époque. Pendant ce temps, le sieur de Meideros multipliait les contacts pour que le projet soit viable.

Tout s’accélère avec la mort du Général Eyadèma. Il réussira à arracher le marché d’immatriculation des véhicules en transit. Ainsi, il reçoit 10 000 FCFA par plaque. Il faut donc imaginer le chiffre d’affaires qu’il a pu réaliser depuis la mort du Général Eyadèma à ce jour.

A supposer que ce soient 5000 véhicules qui sont immatriculés par mois, le Canadien engrangerait au moins 50 millions de FCFA. Fort de ce succès, il a commencé à écarter ses anciens amis. Il a même oublié les promesses mirobolantes qu’il a faites à son meilleur ami de Meideros qui, rongé par les soucis parce que manquant de moyens pour payer un traitement adéquat à sa fille malade, s’en est allé en janvier dernier. Passons.

Après la STCA, il crée la COTEC qui s’occupe depuis décembre de l’évaluation des véhicules d’occasion. Ce marché qui lui a été attribué dans des conditions opaques par le DG de la Douane, est décrié par les transitaires ainsi que par les consommateurs. Actuellement, les frais de dédouanement sont deux voire trois fois plus élevés que le prix du véhicule. Qui plus est, beaucoup de Togolais qui travaillent dans ce secteur des véhicules d’occasion et qui nourrissent à leur tour plusieurs bouches, sont laissés sur le carreau.

Comme si cela ne suffisait pas, il s’attaque aujourd’hui à l’assurance des véhicules à nu. Il y a un document qui circule actuellement à cet effet dans la zone portuaire. Pour les camions ayant une puissance supérieure ou égale à 15 CV, la prime nette TTC (Toutes Taxes Vomprises) qui était de 15 000 F passe à 18 500. Quant à la prime nette pour les voitures légères ayant une puissance inférieure à 15 CV, elle passe de 9000 F à 12000. On susurre que sur chaque véhicule, il gagnerait entre 2000 et 2500. Pour ce projet, il est parvenu à tourner la tête à certains patrons du monde des assureurs. « Il a cette manie de mystifier son interlocuteur en l’aveuglant d’une kyrielle d’avantages. Ensuite, il fait de lui son vassal », raconte-t-on.

Cette velléité de Marc Antoine de conquérir le marché de l’assurance suscite des réactions aussi bien au PAL qu’au sein des compagnies d’assurance. On se demande ce que vont devenir tous ces commissionnaires des différentes sociétés d’assurance. Comme le cas de la COTEC, ils vont grossir le nombre des chômeurs.

Comme on le voit, renvoyé du Bénin, Marc Antoine fait donc la pluie et le beau temps au Togo. Il est présentement au cœur de toutes les activités dans la zone portuaire. Mieux, il est en territoire conquis et rien ne lui résiste. Certaines indiscrétions rapportent qu’il aurait aussi en projet la création d’une station d’essence dans la zone. Des dégâts en perspective ! Ainsi, va le Togo où tout paria ailleurs devient roi. Mais une chose est sûre, c’est que cette affaire suscite présentement des bourdonnements au PAL.

 

Source : http://www.libertetg.com

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