Deuxième cause de cécité après la cataracte, le glaucome est devenu plus qu’une maladie dévastatrice. Au Togo, 12% des
togolais sont contaminés et le drame est que la maladie est incurable et, peu d’entre eux en sont informés.
Très souvent présenté comme une maladie qui « tue » à petit feu, le glaucome continue de faire des ravages sur le continent noir, surtout en Afrique. Sur 767 personnes dépistées, 228 d’entre eux soit 29,7% sont atteintes du glaucome. Et, le phénomène va encore crescendo. Ceci, à en croire, le Professeur Balo Patrice, ophtalmologiste, chef service Ophtalmologie au CHU Tokoin, est dû à des facteurs comme la pression intraoculaire, la myopie et l’épaisseur de la cornée. Il y ajoute aussi des facteurs non oculaires comme l’histoire familiale, le diabète et l’hypertension..
Selon ses explications, les descendants de glaucomateux ont de fortes chances d’hériter de la maladie. a-t-il expliqué et de poursuivre que le risque est encore plus important quand les deux parents sont atteints. Le glaucome, a-t-il indiqué, est une maladie du nerf qui se caractérise par la perte de la fonction visuelle périphérique. Il est étiqueté de maladie « d’Afrique » du fait qu’il est quatre fois plus fréquent en Afrique qu’en occident.
Au Togo, est célébrée du 6 au 12 mars, la journée mondiale du Glaucome. A la Société togolaise d’ophtalmologie (STO) que préside le Professeur Balo, on projette organiser pour la circonstance, une journée de dépistage au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Tokoin, un symposium pour recycler les professionnels du métier et aussi, échanger avec les médecins généralistes. Les ophtalmologistes se plaignent du fait que les patients se ruent très souvent plutôt vers les médecins généralistes. « Ne renouveler jamais vos lunettes chez un opticien », c’est aussi l’appel phare lancé par les professionnels des yeux car disent-ils, cela n’est pas du ressort des opticiens.
Ils recommandent que les enfants qui naissent avec le glaucome soient très vite opérés pour cela de peur que cela ne grossisse dangereusement les yeux.
La maladie, il faut le préciser est incurable et le traitement assez cher et le patient est obligé de se soigner chaque jour, jusqu’à la fin de son séjour terrestre. Selon les professionnels, cela ne devrait pas emmener à négliger la maladie mais la soigner et empêcher la tension oculaire de prendre des proportions dangereuses. A se fier aux propos du Professeur Balo, les énergies se fédèrent pour pouvoir trouver un moyen pour ressusciter les nerfs morts, ce qui ne rendra plus la maladie incurable.
Sylvio Combey
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