L’ARRESTATION D’EUGENE ATTIGAN QUI DEVOILE LA REALITE DU TRAFIC DE DROGUE AU TOGO


Eugene Attigan

Eugene Attigan

Le trafic de Drogue nourrit depuis deux semaines l’actualité au Togo, et pour cause, l’animateur célèbre de la télévision nationale Eugène Attigan est tombé dans les mailles de la police. C’est un master de la poudre blanche qui a été pisté par les services de renseignements togolais et américains depuis plusieurs mois. Interpellé, le jeune trafiquant a reconnu les faits et est détenu. A travers l’interpellation de l’animateur de la TVT, tout un déballage du dossier “drogue“ au Togo et en Afrique de l’Ouest. Un réseau peaufiné, une complicité suspecte de plus hautes autorités, une justice corrompue, une police sans moyens, et des trafiquants puissants. Enquêtes sur la route du haschisch, du Chanvre indien,…et bien sûr de la Cocaïne. Rappel de Rapport accablant du Général Gnofame sur le trafic de Drogue au Togo.

Eugène Attigan-Ameti a été arrêté, il y a deux semaines, à l’aéroport international de Lomé en possession d’une grande quantité de la poudre illicite : la Drogue. Dès qu’il a été interpellé, le sieur Eugène, dans l’interrogatoire soumis par le service de renseignements, se serait engagé dans un jeu  de dénonciation des membres de son réseau de trafic de Drogue. Il aurait commencé par les noms de certains fils Gnassingbé, informations démenties par l’entourage du Ministère de la sécurité. Néanmoins, il aurait cité certains de ses amis d’opération parmi lesquels la patronne de “Jossika’’ Voyage qui a été interpellée à Paris et un certain consul en poste à Lomé.

Des hôtesses de l’air, impliquées dans cette affaire ont été  également interrogées, certaines interpellées, d’autres en fuite et d’autres encore toujours pistées.

C’est une opération d’un professionnalisme redouté qu’a mené le Commandant Massina, chef des renseignements du Togo, avec l’implication des autorités spéciales américaines chargées de la traque  des narcotrafiquants.

A la suite des enquêtes et des interrogatoires diversifiés, l’arrestation du jeune narcotrafiquant  a permis de  tomber sur plusieurs pistes sur lesquelles excellent  aujourd’hui les services de la Gendarmerie : Les réseaux civils et militaires, les patrons de sociétés, des commerçants libanais et d’autres personnalités identifiés comme n’exerçant aucun métier mais qui restent tout simplement en affaire. Ceux là font donc du trafic de drogue,  leur activité principale et régulière.

Quant à Eugène, sa situation est compliquée. Il risque la peine maximale dans la mesure où les autorités s’en lavent complètement les mains. C’est une entreprise à haut risque et à responsabilité intégrale, même si celui-ci a toujours compté sur la protection de certaines hautes personnalités pour se tirer d’affaires.

L’animateur des émissions télévisées a toujours été considéré comme un homme du pouvoir. De simple animateur de radio FM, il a gravi les échelons pour être la star émérite de la télévision nationale. De bout en bout il s’est attribué le titre de Chargé de Missions à la Présidence de la République. Des faits corroborent assez aisément ce titre ; Il distribuait des cartes de visite avec la griffe de la présidence togolaise, détenait pour l’animateur de son rang un passeport diplomatique. Il était pleinement dans les affaires que les observateurs redoutaient.  Du côté de l’aéroport, d’après nos investigations, Eugène effectuait parfois des allers retours Lomé Europe Lomé en l’espace de 48 à 72 heures. Beaucoup se posaient la question de la nature d’affaires qu’il menait, souvent accompagné de charmantes demoiselles qui sont en fait des dealers qui transportaient les produits avec lui.

Dans l’immeuble Air Burkina sur le boulevard Jean Paul II, le sieur Eugène a installé une agence de communication qui vendait curieusement du marbre. Des indices qui confirmaient depuis des mois, les soupçons des services de renseignements et des autorités de la lutte anti drogue sur sa personnalité.

Dans une parution récente, un journal maison de la place a démenti catégoriquement l’appartenance à une quelconque présidence de la personne interpellée. Eugène n’a jamais été Chargé de Missions à la Présidence. L’information, en raison de son importance qui devrait faire l’objet d’une mise au point de la présidence togolaise, qui malheureusement a toujours brillé par le silence dans ces genres de situation.

D’ailleurs les traces du passeport diplomatique qu’il détiendrait auraient été complètement effacées, brouillées du côté du service des Passeports, nous ont confié des sources indiscrètes ; cela veut dire que si le Passeport diplomatique, est détenu par l’animateur télé, cela relèverait de la falsification, donc du faux et usage de faux. Une autre peine. Encore mieux, la détention d’un document vrai relèverait d’une complicité interne au sein du service de délivrance de ce document. Et là encore, il y a lieu de savoir à quelle fin on lui aurait délivré ce passeport.

Bref, le présentateur est dans de beaux draps. Le trafic de drogue, d’après les informations à notre possession ne se fait pas de façon aussi isolée. C’est tout un empire qui comporte en son sein des Empereurs et des Seigneurs qui se situent à plusieurs niveaux des transactions, mieux des trafics. Cela veut dire que si le sieur Eugène a pu s’engager dans le trafic de Drogue, c’est qu’il y a été introduit par quelque parrain, s’il a avancé jusqu’à arrivé à un niveau de noyau autour duquel gravitent des électrons, c’est qu’il y a un système de protections en amont et en aval, une bénédiction haut placée.

Cela veut dire que tous les milieux couramment visités par Eugène Attigan bénéficient pleinement de soupçons.

Les autorités avec qui,  il collabore en intimité,  les personnalités évoquées plus haut, la police, la gendarmerie, la télévision togolaise, les milieux d’artistes et de communication, l’aéroport et les hôtesses doivent attirer les enquêtes si elles sont promises pour se dérouler correctement.

Cela permettra le démantèlement de tout ce réseau qui prospère allègrement au Togo, faisant de notre pays, la plaque tournante redoutable et redoutée.

Dans tous les cas, les investigations nous ont permis de dégager que le présumé trafiquant a échappé à deux reprises à l’arrestation dans deux capitales européennes. Il y a été sauvé in extremis par des patrons de la Drogue.

Mais aujourd’hui, il n’a plus de chance, même s’il a tenté d’intimider les officiers en évoquant les noms de certains frères du Président. Une affaire qui nous permet d’ouvrir le débat sur la  Drogue au Togo et en Afrique.

TOGO, CARREFOUR DE LA « PETITE » ET DE LA « GRANDE » DROGUE

A Kodjoviakopé, quartier situé à la frontière d’Aflao, (Le Togo est le seul pays au monde à avoir la frontière avec son voisin intégrée à la capitale.), le marché s’anime. Des jeunes et vieux,  hommes et femmes, au visage tuméfié partageaient des mégots du joint du cannabis, et du haschisch.  Des plantes importées du Ghana voisin qui se distribuent à la frontière contre quelques billets de CFA.

Dans la foulée, des véhicules, pas des moindres stationnent à distance, les dealers accourent, ce sont des clients parmi eux un jeune homme, autorisé, malgré la saleté et l’odeur désagréable qu’il traîne,  à monter dans la 4X4 de luxe.

Il en ressort quelques minutes plus tard, la poche bourrée. Il vient de vendre la poudre, c’est la cocaïne. Il tire de sa poche un billet qu’il partage avec certains frangins et court vers la plage. Ils viennent de s’installer à la ronde pour tirer quelques coups de l’herbe. On n’aperçoit qu’une grosse fumée. Ils se partagent à tour de rôle, le mégot. Cette scène est courante.

Le jeune qui vient  de sortir du véhicule de luxe est très dynamique. Il a beaucoup de clients. Il prend rapidement un Zémidjan pour une destination bien connue. Quartier Bè, derrière le domicile du Chef. Il y a un ghetto. On vient de lui annoncer une rupture de stock. Il va approvisionner. Sur place, à l’entrée du ghetto, le même descriptif. Des personnes considérées comme des accrocs de la drogue circulent allègrement, agressifs pour ceux qu’ils ne connaissent pas, conciliants avec les leurs. Ils se passent des choses, argent, mégots, joints, tabacs, etc.

Le jeune, 26 ans habite Kodjoviakopé depuis une bonne vingtaine d’année. Après des échecs répétitifs au CEPD, il s’est frayé un chemin dans le commerce. Il sert d’intermédiaire pour la vente locale de stupéfiants. « Quand des gens en veulent, ils me font signe et je leur en trouve » dit-il sans scrupules avant de préciser. « Ce n’est pas cher, mais le prix dépend du client. Nous vendons des  joints à partir de 200f CFA quand il s’agit de l’indien, mais la vraie drogue, la poudre,  coûte beaucoup plus encore, parfois 25.000F la paire de joints  les grands-grands viennent et moi je leur livre».

Comme ce garçon, ils sont nombreux,  les jeunes Togolais et  Africains qui se livrent au trafic dans la plupart des capitales africaines.

On les retrouve, de jeunes Africains sans emploi, vivant dans un luxe étonnant et dont personne ne connaît la source exacte de revenus. Ils sont donc nombreux ces jeunes qui servent d’intermédiaires aux consommateurs de luxe, notamment des Libanais et des Européens, déguisés en touristes, à la recherche de la poudre.

En Afrique, non seulement, compte tenu de la vétusté du système  de contrôle douanier et policier, le trafic est facile, mais aussi, la drogue ne coûte pas grand’chose sur le continent.

Entre l’Afrique et l’Europe, le prix du joint moyen peut passer de 5000F pour le moins cher à 300 euros pour la cocaïne « originale ». Ainsi, les consommateurs préfèrent passer leurs vacances dans les hôtels d’Afrique pour assouvir leur dépendance.

Le trafic de la drogue est de plus en plus un commerce évident sur le continent. Il est vrai qu’il est le commerce des milliardaires et que partout sur le continent, des autorités politiques et policières n’hésitent pas à se mêler du trafic pour se tailler une part du butin. Il arrive d’ailleurs très fréquemment que des diplomates africains soient interpellés dans des aéroports occidentaux avec des valisettes de cocaïne. Plusieurs chefs d’Etats africains dont notamment le défunt Gnassingbé Eyadema ont été soupçonnés d’être complices intéressés du trafic. « Il arrive parfois que de la drogue soit transportée à bord d’avions présidentiels en provenance de capitales africaines », nous a soufflé à l’oreille  un conseiller d’ambassade en poste à Lomé. « Mais tout se règle sans problème, les chefs d’Etat arrivent toujours à s’entendre et dans le strict secret d’Etat », a précisé la même source.

Il s’agit donc avant tout, d’un phénomène sans limites et de grands moyens y sont mobilisés.

Un soir d’été 2000, un ambassadeur africain a été interpellé dans le Bar d’un hall d’attente dans un aéroport américain avec dans l’estomac plusieurs centaines de grammes de bonne cocaïne. Alors qu’il s’efforçait de résister au vertige en attendant que son chauffeur ne vienne le chercher, il tombe à terre et les infirmiers secouristes ont tout de suite déceler des boules de la poudre illicite.

Début Mars 2008, aéroport Charles de Gaulle. La douane anti-stupéfiant alerte son réseau. Fouille systématique et acharnée de tous les vols en provenance des Territoires et Douanes outre-Mer. En une demi-journée, la collecte est surprenante. « Plus de deux cent kilos de drogues diverses » annonce un communiqué de la douane française. De fil à aiguille, la corde de l’enquête remonte rapidement. Conclusion : plus de 80 % de la collecte a transité par l’Afrique noire, notamment l’Afrique Occidentale. Des pays de transit ont été automatiquement identifiés : la Guinée, le Sénégal et le Bénin notamment. Le Nigeria, le Mali et la Côte d’Ivoire aussi. L’Afrique arrache de plus en plus au sous-continent américain sa place de champion dans le trafic de la drogue.

Dans l’après-midi du même jour, une Brésilienne et une Argentine ont été interpellées à l’aéroport d’Orly. Elles viennent de la Colombie et ont transité par le Togo. Les enquêtes remontent assez rapidement et les résultats sont là, évidents. Dans leurs valises  à main, dissipée dans du caoutchouc, une bonne dose de cocaïne dont 90 % est raffiné. « La drogue aurait été achetée en Colombie et a  transité, par l’Afrique de l’Ouest notamment le Togo. Les trafiquants essaient  ainsi de contourner nos dispositifs de contrôle en passant par l’Afrique. Car nos contrôles sont plus axés sur les vols en provenance des pays suspectés comme la Colombie, le Pérou, la Bolivie, le Venezuela, l’Equateur et autres… », précise un agent de la douane de l’Hexagone.

Alors que l’année 2008 tirait à sa fin, la police ghanéenne arrête à l’Aéroport international d’Accra deux jeunes Britanniques avec une dose impressionnante de cocaïne pure. Les deux occidentales nient les faits mais sont automatiquement conduites en prison. La Grande-Bretagne tente d’obtenir leur libération, mais la réponse d’Accra est immédiate,

« Nous n’arrêtons pas des trafiquants pour les remettre à leur pays d’origine, la justice ghanéenne s’en chargera », répondra le ministre ghanéen des Affaires Etrangères à son homologue Britannique. En matière de drogue, la diplomatie est radicale, intransigeante. La douane Ghanéenne affirme avoir de temps en temps arrêté des trafiquants du genre dans l’un ou l’autre de aéroports du pays de N’krumah.

Quelques jours plus tôt, le Sénégal annonce une trouvaille record. Près de 150 kg de Cocaïne, prête à la consommation découverte à l’Est de Dakar, dans un quartier populaire. Abdoulaye Wade parle d’un phénomène de grande envergure et promet que la police matraquera les trafiquants jusque dans leurs cachettes les plus reculées.

La police ivoirienne a mené avec la presse locale comme témoin une descente dans un ghetto  d’Abidjan. On se situe à la semaine dernière simplement. Elle a arrêté plusieurs dizaines de petits « dealers » et consommateurs. Elle a aussi procédé à une saisine record de plusieurs centaines de kilogrammes de stupéfiants. Dans la capitale ivoirienne, tout le monde peut se procurer un joint de drogue sans problème. «  Elle coûte bien chère, ça dépend du prix, le chanvre coûte moins cher, mais la cocaïne coûte la peau des fesses », a déclaré un agent de la police ivoirienne.

Au Togo,  au Bénin comme au Nigeria par exemple, la consommation de la drogue, à défaut d’être légalisée, est totalement libre. Le long des plages de Lomé, sur les anciens quais métalliques du wharf , dans les ghettos du grand marché  tout comme dans les quartiers populaires, la drogue, sous toutes ses formes se consomme comme du simple tabac. Le phénomène est d’autant plus d’envergure à Lomé, que des clients viennent de la Zone frontalière, pour s’en procurer. Si  au Bénin, la douane des stupéfiants est inefficace, si au Nigeria, elle est corrompue, au Togo, elle commence à voir le jour avec difficulté, les seigneurs de la drogue étant actifs et imposants, ce qui donne alors libre cours donc aux consommateurs et aux dealers.

Mais l’implication du département américain de la lutte contre la drogue, la DEA donne plus d’efficacité à l’opération. C’est dans ce sens que les ministres de la Sécurité et de la Justice ont été décorés il y a moins d’un mois par l’Ambassade des Etats-Unis pour le travail qui s’accomplit  plutôt bien. Mais les autorités togolaises ont encore du pain sur la planche.

LA REALITE  TOGOLAISE : DU COMBAT CONTRE LA DROGUE

Pendant plusieurs décennies, les pays de l’Amérique Latine avaient été indexés comme principaux pourvoyeurs de la cocaïne sur la planète. Mais depuis quelques années, le trafic de la drogue emballe fiévreusement la jeunesse africaine. Si la Guinée, le Nigeria et le Sénégal sont  devenus les plus grands sanctuaires de la poudre illicite en Afrique, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo  ne croisent pas les bras. Quête du gain facile, revers de l’oisiveté, obsession du fantasme des milliards, grosses voitures, grandes maisons, belles nanas, le luxe à outrance, la démence, la folie de la richesse, sont les motifs de ce commerce.… L’Afrique noire est donc au cœur du trafic et tente de ravir la vedette aux pays de l’Amérique latine.

Dans les années 2003-2004, le Togo était un véritable carrefour de la Drogue. Le passage, on se rappelle du fameux navire de Drogue dénommé PITEA avait attiré l’attention des brigades internationales sur cette plaque tournante qu’est le Togo en matière de Cocaïne.

L’interpellation de Taffa Mourane, du nom de ce grand trafiquant, l’arrestation puis la libération de la dame NADIA DURCHBACH, une autre activiste de ce commerce illicite et puis les nombreux cas traités par les services de la police judiciaire et de la gendarmerie sont des preuves de la réalité de la Drogue au Togo. Autorités, diplomates, hommes politiques, jeunes hommes d’affaires, femmes commerçantes, sont trempés jusqu’au cou.

Mais les autorités évitant de se voir doigter, ont dû prendre la mesure du danger, en prenant les taureaux par les cornes, mais n’ont à ce jour pas encore éradiqué le mal. Le trafic se poursuit. La preuve, il ne se passe pas trois mois où l’on n’assiste pas à l’incinération des kilos de drogues saisies par la Police, elle-même accusée de connivence avec les trafiquants.

Le Comité Africain Anti-Drogue existe, mais ne dissuade guère les dealers qui opèrent et comptent sur les sommités de la police et de la justice pour se tirer d’affaires. Ce qui rend la lutte contre la Drogue illusoire.

C’est d’ailleurs ce qui interpelle assez éloquemment les autorités sur le rapport du Général Gnofame relatif au trafic de drogue au Togo, un rapport qui met a nu l’implication des autorités dans ce trafic avec un homme qui s’appelle TAFFA Mourane

Le  jeune Togolais Mawuli MENSAH, journaliste Freelance, basé en Suisse qui dirige Togo Liberté, a rappelé avec une analyse pertinente les faits du dossier PITEA.

Pour mémoire, il faut se souvenir que le 6 septembre 2004, le navire PITEA battant pavillon togolais était arraisonné aux larges des côtes sénégalaises avec officiellement à son bord 412 kg de cocaïne. Ce coup de filet faisait suite à une enquête menée par les services antidrogues français et espagnols en collaboration avec l’ancien ministre togolais de l’intérieur, François ESSO-BOKO.

La chaîne de télévision TV5 montrait la saisie d’une importante quantité de drogue par la police espagnole, en précisant que selon les investigations d’INTERPOL, le nom de TAFFA MOURANE apparaissait comme étant la tête de pont en Afrique de l’Ouest du trafic de drogue, secondé par ses frères Fahad TAFFA et Mohamed TAFFA.

Cette affaire avait déjà à l’époque provoqué des dégâts collatéraux, avec des arrestations de hauts responsables de la sécurité au Togo, notamment le Lt-Colonel Takougnadi NEYO, Directeur Général de la police nationale qui avait été mis aux arrêts de rigueur,  de même que le commissaire Assih ABALO, directeur adjoint de la police judiciaire pour les mêmes motifs. On avait aussi assisté à l’époque à une valse des responsables des autorités judiciaires. Le nom d’un autre personnage de premier plan, Kpatcha GNASSINGBE est également apparu à cette occasion.

Ensuite en 2006 la commission d’enquête qui a été créée sous la présidence du Général GNOFAME, composée notamment du Commandant ATTI, de la magistrate HOHOETO, et de Solitoki ESSO, l’actuel Secrétaire général du RPT. Cette commission avait révélé un certain nombre de manipulations à mettre à l’actif de l’actuel Ministre de la Sécurité, l’incontournable Atcha TITIKPINA, pour tenter de salir par le biais de cette affaire, l’ancien ministre de l’Intérieur François BOKO.  (Confère rapport à la page suivante)

François BOKO, s’était défendu et avait apparemment gardé par devers lui un certain nombre de preuves. Répondant à l’époque à un baron, il avait montré les étroites affinités entre le clan au pouvoir et Mourane TAFFA qui avait par exemple remis 100 millions de FCFA à celui-ci au titre de contribution à l’élection présidentielle de 2003.

Le rapport de la Commission d’enquête présidée par GNOFAME  avait été rédigé à l’époque en collaboration avec les services secrets français, qui justement avaient été dépêchés par Paris grâce au ministre François BOKO qui les avait autorisés à venir enquêter au Togo alors que ses prédécesseurs qui connaissaient bien ces dossiers ne s’en étaient jamais occupés auparavant pour assurer peut-être « la sérénité des activités»…Le rapport particulier de la police française sur le trafic de drogue au Togo, qui lui est resté confidentiel, était beaucoup plus explicite que celui de la Commission GNOFAME et situait les responsabilités, lesquelles compromettaient des responsables de haut niveau.

Ce qui est très étrange dans cette affaire c’est qu’elle semble faire l’objet au niveau le plus élevé d’une volonté caractérisée de faire le blackout, autant que faire se peut. Généralement lorsqu’une affaire  de ce genre éclate, on assiste à un matraquage médiatique vantant les mérites des autorités togolaises et de ses services de sécurité. Mais aujourd’hui, curieusement, c’est le silence radio. Le Directeur de la Télévision Nationale aurait refusé de diffuser les images de son employé Eugène ATTIGAN, les autorités elles-mêmes  étant tapies derrière des journaux pour exprimer leur état d’âme.

Ce constat révèle la délicatesse du dossier et la volonté de camoufler l’implication des hautes sommités dans cette affaire de drogue au Togo.

Il est temps donc de prendre des mesures sérieuses, dépoussiérer les brigades de Douanes, de police et la justice des intermédiaires corrompus, qui ne vivent que par les trafics ; ce qui pourra mettre le Togo à abri des projecteurs internationaux. Cela exige plus de vigilance et de rigueur de la part des autorités de la Sécurité.

Quant à Eugène Attigan, son cas est assez grave, et il n’est que l’élément  catalyseur, le bouc émissaire qui permettra de prendre au sérieux le commerce illicite de la Drogue qui n’est pas loin du phénomène du terrorisme combattu à travers le monde.

Alfredo Philomena

Le Rapport de la Commission d’Enquête Gnofame

Rapport de Synthèse des travaux effectués par la Sous-commission

- Le Mardi 27 Avril 2004, la commission au grand complet a auditionné TAFFA Mourane sur son implication dans le trafic international de drogue. . .- Pendant plus de 8h d’audition (de 9h à 16h), le sieur TAFFA Mourane a nié toute implication dans le trafic de drogue dont il est reproché.

- Dans la soirée, après un premier compte rendu au Chef de l’Etat, le président de la Commission et son rapporteur ont rencontré à nouveau TAFFA Mourane. C’est alors que vers 19h 30, il a enfin avoué son implication et donné les noms de certaines personnalités comme faisant parti d’autres réseaux de trafic de drogue. Ces personnalités suivantes ont été citées :

- Général MEMENE et ses femmes KAI et TCHOTCHO

- Général WALLA son frère l’architecte et la femme de ce dernier

- Colonel LAOKPESS I, CE YARK BEN HOFFER (SAGEFI),

LALLE (indien du l’immeuble 24janvier) Mme AYIVON (vendeuse de tissu fansi)

- Lt-colonel TAKOUGNADI , Ben KOSSI, Raphaël POSSADA

- Lt-colonel SAM, les dames BAYOR Souphaou et Djouera

- Lt-colonel Tchalla et son Ibo

- Le ministre BOKO et son ancienne copine Nadia

- L’ex-femme guinéenne de monsieur Kpatcha

-Bruce (SIGMA +) Sabine. Hortense, Eustache, Mensanh, De Souza Goefroi

- WAHIDI, KALIPE (le pilote sur AIR TOGO), OPA TCHALLA

- Pour s’assurer de notre complicité dans ses œuvres, il nous a proposé 50 millions de francs. A l’issue, un second compte rendu fut fait au Chef de l’Etat.

- Le Mercredi 28 Avril 2004, la Sous-commission a eu à auditionner le Gal MEMENE. Au cour de cette audition, cet Officier général a réfuté toutes les allégations concernant son implication dans un quelconque trafic de drogue. S’il a connu le sieur TAFFA Mourane, c’est parce que lors d’un retour de pèlerinage à la Mecque , ce dernier lui disait de l’aider à régler une affaire de terrain qui l’oppose à un monsieur. Mais après le refus de ce monsieur de venir chez lui, il a dit à TAFFA d’aller régler cette affaire en justice.

- Une autre fois, TAFFA serait venu le solliciter encore pour régler un problème entre son grand frère et sa sœur. Il leur avait dit d’aller traiter cela en justice. Un jour, le nommé Abdallah TEFRIDJ était venu lui confier un dossier concernant la drogue, aussitôt il a fait recours au Cdt YARK pour les arrêter.

- Il dit n’être pas au courant que ses épouses KAI et TCHOTCHO étaient mêlées au trafic de drogue, d’ailleurs il y a de cela 3 ans que KAI l’a quitté et elle vit en France. Quant à TCHOTCHO qui avait un restaurant au Ghana, elle a eu faillite dans son commerce et vit actuellement avec lui a Lomé.

- Le Jeudi 29 Avril 2004, une autre audition de TAFFA a été faite par la Sous-Commission . ­

- L’intéressé se rebiffe à propos de la dame guinéenne qui travaillait en compagnie de ses compatriotes. Mais il ne sait pas si son mari était au courant de cette activité oui ou non. Il précise que la gendarmerie aurait saisi un de ses colis et que c’est le mari qui est intervenu pour le récupérer.

- Une confrontation a été faite entre l’ex major TAFFA Inoussa, le bouvier et Cne OKPAOUL à propos de la destination donnée aux bœufs et moutons saisis dans la ferme de TAFFA Mourane. Ce dernier avait déclaré au Lt-col TITIKPINA qu’il a 400 bœufs et 200 moutons qui ont été détournés de sa ferme par les gendarmes lors de la perquisition. Il avait affirmé aussi que l’argent retrouvé dans ses coffres a été partagé par les enquêteurs.

- A l’issue de la confrontation, il s’est révélé que l’état des animaux de la ferme est le suivant : 15 moutons et 49 bœufs.

- Le bouvier Ismaël a reconnu avoir détourné pour son propre compte 37 bœufs – 25 moutons et chèvres + 5 béliers.

- Tout compte fait il reste à la ferme 42 bœufs + 13 moutons sans compter ceux cachés par le bouvier. Certains animaux (7 bœufs et moutons) ont été vendus par le bouvier et les gendarmes pour récupérer la somme de 1 500 000 frcs dont 500 000 ont servi à payer le salaire des bouviers et les produits pharmaceutiques pour soigner les animaux atteints de la peste. Il reste 997 000 auprès du bouvier. Cette somme fut retirée par la gendarmerie. Ismaël le bouvier a été gardé a vue pour avoir détourné 37 bœufs et 25 moutons pour envoyer au Ghana.

- Le problème de 3 000 000 F de loyer dû par M. ASSAD le WATT a été éclairé. Contrairement aux affirmations de TAFFA qui accusait le Cne OKPAOUL d’avoir perçu cette somme, le sieur ASSAD n’a jamais versé une quelconque somme d’argent au Cne OKPAOUL. Ce terrain nu fait parti des biens saisis régulièrement par les enquêteurs.

Tous les biens meubles et immeubles appartenant au sieur TAFFA Mourane et autres personnes impliquées dans le trafic de drogue, font l’objet d’une saisie conservatoire conformément aux dispositions du code pénal.

Le vendredi 30 avril 2004 le Sieur TAFFA Mourane, lors d’une nouvelle audition a apporté les précisions suivantes :

- GENERAL MEMENE : Il l’a impliqué compte tenu de ce que disent les uns et les autres. Il n’a pas les preuves pour affirmer qu’il fait oui ou non le trafic de drogue.

- GENERAL WALLA : c’est toujours selon les on-dit. Que cet Officier Général le faisait avec son jeune frère l’architecte et la femme de ce dernier.

- COLONEL LAOKPESSI : il y a trois (03) connaissances de TAFFA à savoir : El Hadj BAYOR, El Hadj ISSA (tous deux ghanéens) et le nigérian OKORONKO à qui ce Colonel et son groupe composé du Cdt YARK, madame AYIVON, Ben SAGEFI et LALLE ont joué de sales tours en saisissant la marchandise (drogue) bien que ceux-ci aient payé entre 25 000 à 30. 000 dollars pour la sortie de l’Aéroport en 2001.

- LT-COLONEL TAKOUGNADI : TAFFA Mourane a été lui-même intermédiaire pour les transactions de cet Officier Supérieur avec les Colombiens (Raphaël POSSADA.)

Cet Officier s’occupe de faire rapatrier les fonds issus de la vente de la marchandise (drogue) lorsque les Colombiens viennent les collecter à Lomé. Le nommé Ben Kossi (béninois) serait très lié avec ce Colonel. TAFFA Mourane a remis main à main 60.000 dollars et 40.000 dollars à ce Colonel de la part du Colombien Raphaël POSSADA

· PILOTE RESTOU TAFFA a entendu qu’il trafique la drogue avec un Officier Supérieur par l’avion présidentiel, mais il n’a pas de preuve.

· LT- COLONEL TCHALLA : TAFFA n ‘a jamais traité avec lui, mais cet officier supérieur traite avec le nigérian OKORONKO ou un Ibo qu’il fait escorter et admettre au salon VI.P.

· Ministre BOKO : TAFFA affirme que Nadia qui fut la copine du ministre BOKO dans les années 1998 pendant que ce dernier était commandant du groupement de gendarmerie de Lomé, lui a dit que le ministre BOKO est impliqué. Selon TAFFA, Nadia lui a dit que, le ministre avait trouvé un avocat à madame AGBETRA et qu’il serait intervenu pour la libération de deux (02) français arrêtés et emprisonnés à Lomé. Il précise que l’arrestation de la fille permettra de découvrir la vérité.

Il affirme que pendant son exil le ministre BOKO l’a fait appeler par l’intermédiaire de Nadia qui a joint Raphaël (nigérian) pour lui dire que le Président de la République a envoyé le Capitaine OKPAOUL et le Commissaire KOUDOVOR par avion pour venir le récupérer.

- TAFFA ajoute que Nadia a pris chez lui la somme de 70.000 dollars qu’elle dit avoir passé au ministre BOKO pour terminer les travaux de sa maison en 2003. Cette somme avait été récupérée à Lagos auprès de la Dame TAYE. Il ajoute que pendant son exil, il a eu à parler au ministre à partir du portable de Nadia qui était avec lui ce jour

- TAFFA dit qu’il a été menacé par le ministre BOKO par l’intermédiaire de Nadia, parce qu’il ose réclamer la dette.

- Le même vendredi 30 avril 2004, la Sous-commission a procédé à l’audition des Officiers Supérieurs cités dont les résultats sont les suivants :

GENERAL WALLA :

Il ne reconnaît rien de ce dont on l’accuse. Il dit être l’initiateur des premières saisies de drogue durant son temps de commandement à la Gendarmerie Nationale.

Après avoir fait l’historique des saisies de drogue gérée par le corps, il a conclu par l’octroi par les américains d’un coffre fort devant abriter les drogues saisies.

Il reconnaît avoir confié le feu SANI MAIFADA à la Brigade des Recherches pour le règlement d’un problème d’achat de tissu pour l’Armée nigérienne et qui l’oppose à TAFFA Mourane qui lui devait des sous à ce propos. .

Il dit ne pas savoir que cette affaire avait été traitée par le Capitaine OKPAOUL au SRI suivant un soit transmis du Procureur de la République.

Il ne sait pas non plus que c’est un problème de drogue qui était masqué en dette de tissu pour l’armée nigérienne.

LT-COLONEL LAOKPESSI

Cet Officier Supérieur dit n’avoir jamais eu à traiter de qui que ce soit avec la Dame AGBETRA Souphaou née BAYOR .

Après un déménagement précipité de son cohabitant dans la cité, en l’occurrence le Lt-Colonel TAKOUGNADI, qu’il a su qu’une dame de ce nom venait d’acheter ladite maison pour y habiter.

Il ne reconnaît pas avoir traité avec les ghanéens ou les nigérians dans une affaire.

Il confirme que personnellement il ne gère pas les saisies de drogue. C’est son secrétariat qui s’en occupe.

A propos de la situation de la drogue lors de la passation de commandement en 2001, il confirme avoir montré le carton contenant le reste de drogues à son successeur sans être rentré dans les détails.

LT-COLONEL TAKOUGNADI

Il a confirmé avoir été saisi par les services de Police étrangères (France) d’une mission de filature de colombien venant au Togo pour des contacts de drogue. Pas de compte rendu à sa hiérarchie. Mais le dossier a été confié au Commissaire ASSIH, qui en temps que G.P.l devait prendre ses responsabilités sans se référer à lui.

Il ne connaît pas BEN Kossi; le béninois ni Raphaël le colombien contrairement aux affirmations de TAFFA Mourane.

Il a vu TAFFA Mourane il y a de cela au moins trois (03) ans et qu’il n’a jamais reçu de l’argent des mains de ce dernier.

LT-COLONEL TCHALLA :

Cet Officier Supérieur affirme avoir bien connu REMYGELA. Cet Ibo lui avait été introduit par le Capitaine OKPAOUL, pour l’aider à s’installer au Togo où il voulait créer une Compagnie de voyage aérienne. Mais il ne connaît pas les activités réelles de ce nigérian.

Suite à des menaces pour sa sécurité, il lui a fait désigner une garde, mais ce fut pour un court temps.

A propos de l’affaire du feu SANI MAIFADA, le lt-colonel TCHALLA confirme que c’est le Général WALLA qui l’a appelé et d’un ton menaçant pour lui demander de dessaisir le Capitaine OKPAOUL de cette affaire au profit de la Brigade des Recherches (Groupement).

LT-COLONEL DOTTO:

Cet Officier Supérieur a eu à s’expliquer sur la façon cavalière dont il a reçu les consignes concernant les drogues saisies lors de sa prise de commandement .Il reconnaît qu’il n’a pas insisté à savoir les détails de drogue contenues dans le carton que lui a montré le colonel LAOKPESSI.

C.E. YARK

Cet Officier Supérieur a eu à s’expliquer sur les saisies de drogue et les destinations données par l’unité qu’il commandait (SRI). Il a confirmé que les drogues saisies étaient gardées au bureau du Chef de Corps et que dès fois, (surtout en l’absence du Chef de Corps) c’était le planton qui leur remettait de la drogue saisie pour les destructions.

Il déclare que le Colonel LAOKPESSI n’a jamais reçu les clés du coffre-fort devant abriter les drogues saisies.

Il a confirmé qu’en mars 2001, le Lieutenant KEDEWOULI alors Officier chargé de la sécurité à l’Aéroport avait saisi une certaine quantité de drogue contenue dans six (06) palettes mise dans un sac de voyage. Cette drogue a été conduite au Service des renseignements et d’Investigations (SRI) et aurait été détruite.

Il connaît bien le nommé Victor avec qui il a eu à opérer en matière de saisie de voitures au port ; c’est tout.

Entre-temps, le 29 avril 2004, la nommée DURCHBACH Nadia ex copine du ministre BOKO et, qui a été citée par TAFFA Mourane comme étant la preuve irréfutable pour confirmer l’implication du ministre BOKO dans le réseau des trafiquants de drogue a été interpellée et gardée à la Brigade Anti-gang .

Dans ses déclarations, cette dame qui a pour tante les dames BAYOR, a réfuté catégoriquement toutes les accusations que TAFFA Mourane porte contre le ministre BOKO

Elle reconnaît avoir été invitée au téléphone par TAFFA Mourane son beau-frère, pour aller le voir au Nigeria. Elle y a été au moins par trois (03) fois le rencontrer et ce dernier l’a suppliée de faire tout pour rentrer en contact avec son ex copain le ministre BOKO pour que celui-ci l’aide à regagner le pays sans poursuites judiciaires et qu’il lui serait reconnaissant (confère lettre écrite par TAFFA et saisie des mains de Nadia après perquisition lettre dans laquelle ce dernier demande des faveurs au ministre en contre parti de quelque chose qu’il ne précise pas).

TAFFA Mourane aurait menacé d’impliquer le ministre BOKO et ses collaborateurs en l’occurrence ceux-là qui sont sur le dossier afin de brouiller les enquêtes car c’est bien le ministre BOKO qui a autorisé les français à arriver au Togo alors que ses prédécesseurs qui connaissaient bien ses dossiers ne s’en étaient jamais occupés auparavant pour la sérénité des activités.

Elle conclut que c’est parce qu’elle n’est pas arrivée à convaincre le ministre BOKO de surseoir à l’arrestation de TAFFA que ce dernier est entrain de mettre ses menaces à exécution. Elle déclare en outre que TAFFA lui a fait rédiger une pétition qui impliquerait le Chef d’Escadron ATTI le Directeur de ladite enquête, son adjoint le Capitaine OKPAOUL dans un réseau de trafiquants de la place en trouvant des affinités féminines. Cette implication selon TAFFA Mourane, contribuerait à semer la confusion dans la tête des autorités concernant le règlement de cette rocambolesque affaire de trafic de drogue.

Après avoir entendu TAFFA Mourane et la dame DURCHBACH Nadia séparément, le Général GNOFAME, président de la commission a procédé à une confrontation en présence du lt-colonel TITIKPINA et du C.E. ATTI

De cette confrontation que TAFFA Mourane ne souhaitait d’ailleurs pas, il ressort que les propos tenus par ce dernier à l’encontre du ministre BOKO sont complètement faux et dénués de tout fondement. La dame Nadia à qui TAFFA Mourane imputait la véracité de ses propos a réfuté tout en bloque en affirmant que c’est plutôt lui TAFFA qui est entrain de mettre ses menaces à exécution parce qu’elle n’a pas réussi à obtenir du ministre BOKO ce que TAFFA lui avait demandé.

Il est .à préciser que le capitaine OKPAOUL et le commissaire KOUDOVOR étaient partis à Lagos le mardi 13 avril 2004 par voie routière après l’arrestation effective de TAFFA Mourane par la police nigériane et c’est bien plus tard dans la soirée que l’avion fut envoyé pour son rapatriement manqué.

Par ailleurs, le ministre BOKO n’est pas encore auditionné par la sous commission.

Nota : Ce document a été publié en l’état

Source : acp –inter.net

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