Située à 15 kilomètres à l’est d’Agbodrafo, Aného est le centre spirituel du peuple Guin-Mina. La ville est bâtie près d’une lagune sinueuse et est entourée de villages de pêcheurs et de plantations de cocotiers.
Jadis centre de la traite des Noirs, Aného fut le premier centre de l’administration allemande. Plus tard, elle devint la première capitale du territoire.
De nos jours, Aného conserve l’âme d’une petite ville coloniale du 19ème Siècle. C’est une cité paisible de pêcheurs et d’agriculteurs, un centre agricole réputé pour sa production de manioc, une culture vivrière importante. A Aného, on peut observer le fonctionnement des coopératives de pêche, ces grands groupes de familles de pêcheurs qui se partagent les prises.
Aného regorge de bâtiments dont l’architecture est caractéristique de la période coloniale (19ème Siècle). Ils témoignent du passé de la ville qui fut la première capitale du Togo et un des principaux centres commerciaux du Togo.
La bande côtière entre mer et lagune (ou quartier lagunaire Anéhogan) recèle, dans un entrelacs de ruelles étroites, des biens architecturaux qui témoignent de l’histoire religieuse et commerciale de la ville. C’est un ensemble bâti original d’églises, de presbytères, de palais royaux (chefferies traditionnelles), de maisons à étage de riches marchands.
L’accroissement des échanges commerciaux vers la fin du siècle fit naître une classe de marchands dont les demeures rectangulaires, aux toits à quatre pentes et aux proportions harmonieuses, soulignent la richesse. Les bâtiments de la mairie, du commissariat actuel, de la poste et de l’ancien hôpital sont les témoins de cette architecture dite coloniale et de l’importance économique de ce quartier. Il est encore le lieu de résidence des rois traditionnels (clans Adjigo, Akagban, Tougben).
Zébé, siège administratif de la capitale allemande avec plusieurs bâtiments d’architecture coloniale qui sont aujourd’hui la préfecture des Lacs, le musée ethnographique, l’hôpital et la prison civile.
Epe-Ekpe (fête historique des Guins). C’est sans doute une des cérémonies les plus importantes de toute l’Afrique de l’Ouest. Propre aux Guens venus du Ghana au 17ème siècle pour s’installer dans la région des lacs en 1663, Epe-Ekpe est l’occasion de la prise de la pierre sacrée (Kpessosso) qui demeure le noyau autour duquel tournent toutes les manifestations. Cette fête marque le début de l’année de l’ethnie Guin. Elle n’a pas de date fixe mais est généralement célébrée au mois de septembre de chaque année et quelques rares fois au mois d’août à Glidji Kpodji.
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